L’AUTONOMIA STRATEGICA DELL’EUROPA CONTRO LA TERZA GUERRA MONDIALE : PARTE I. CONFERMATA LA VALIDITA’ DELLE TESI DI DIALEXIS

Sulla divisa dei marins è stata cucita questa significativa immagine

Il viaggio in Europa del Segretario di Stato Pompeo e il rinnovo dell’accordo Cina-Vaticano hanno aggiunto ulteriore urgenza al dibattito sull’ “Autonomia strategica dell’ Europa”, avviato dal discorso a Giugno dinanzi il Parlamento Europeo dal Commissario Breton, e proseguito con il discorso di Settembre di Charles Michel.

Infine, il Presidente Macron ha voluto coronare questo dibattito con una lunga ed articolatissima intervista a LegrandContinent, un’intervista su cui e si può dissentire sotto molti aspetti (come da qualunque discorso politico), ma che costituisce il modello di ciò che tutti gli uomini politici europei dovrebbero fare: venire allo scoperto su btutti i grandi temi del futuro bedel nostro Continente.

Il Presidente Macron alla festa nazionale

1. L’intervista

Intanto, il Presidente francese, benché ovviamente non possa fare a meno di occuparsi di quella pletora di temi che, secondo le retoriche dell’ Europa sarebbero tutti prioritari, si concentra innanzitutto, giustamente, sulle tecnologie:« De manière concrète, cela veut dire que, quand on parle de technologies, l’Europe a besoin de bâtir ses propres solutions pour ne pas dépendre d’une technologie américano-chinoise. « 

Macron ha ben chiara la posta in gioco, quella del controllo sui nostri dati :“Si nous en sommes dépendants, par exemple dans les télécommunications, nous ne pouvons pas garantir aux citoyens européens le secret des informations et la sécurité de leurs données privées, parce que nous ne possédons pas cette technologie. « 

Vi è anche subito un riferimento implicito a Gaia-X, (in verità l’unica cosa concreta che si stia facendo, e su cui torneremo presto :“En tant que puissance politique, l’Europe doit pouvoir fournir des solutions en termes de cloud, sinon, vos données seront stockées dans un espace qui ne relève pas de son droit – ce qui est la situation actuelle. Donc, quand on parle de sujets aussi concrets que cela, on parle en fait de politique et du droit des citoyens. »

Macron è anche l’unico a prendere realisticamente atto che la politica europea ha lasciato incancrenire una situazione insostenibile, di violazione della libertà degli Europei:«  Si l’Europe est un espace politique, alors nous devons la bâtir pour que nos citoyens aient des droits que nous puissions politiquement garantir. 

Soyons clairs : nous avons laissé se créer des situations où ce n’est plus tout à fait le cas. Aujourd’hui, nous sommes en train de reconstruire une autonomie technologique par exemple pour la téléphonie, mais ce n’est pas le cas pour le stockage des données sur le cloud. Nos informations sont sur un cloud qui n’est pas régulé par le droit européen, et dans le cas d’un sujet litigieux, nous dépendons du bon vouloir et du fonctionnement du droit américain. Politiquement, c’est insoutenable pour des dirigeants élus, car cela veut dire que quelque chose que vous êtes, en tant que citoyen, en droit de me demander – la protection de vos données, une garantie ou une régulation sur cela, en tout cas un débat éclairé et transparent des citoyens sur ce sujet –, nous n’avons pas construit les moyens de le faire. « 

Dopo aver affrontato, e giustamente, come primo il tema, oggi caldissimo, del cloud, passa all’ altro tema scottante: la pretesa dell’ America di sanzionare gli Europei che non rispettano le leggi americane sull’Iran:”Il en va de même au sujet de l’extraterritorialité du dollar, qui est un fait et qui ne date pas d’hier. Il y a moins de dix ans, plusieurs entreprises françaises ont été pénalisées de plusieurs milliards d’euros parce qu’elles avaient opéré dans des pays qui faisaient l’objet d’une interdiction au regard du droit américain. Cela veut dire concrètement que nos entreprises peuvent être condamnées par des puissances étrangères quand elles ont une activité dans un pays tiers : c’est une privation de souveraineté, de la possibilité de décider pour nous-mêmes, c’est un affaiblissement immense. « 

Quindi, la logica conclusione è una vera e propria rivoluzione, che porti a cancellare tutto il sistema culturale, politico, ideologico, giuridico, militare che ha permesso, e, anzi, creato, questa subordinazione, per crearne un altro, radicalmente diverso e più favorevole all’ Europa : »Cela suppose de revisiter des politiques auxquelles nous nous étions habitués, technologiques, financières et monétaires, politiques, avec lesquelles nous bâtissons en Europe des solutions pour nous, pour nos entreprises, nos concitoyens, qui nous permettent de coopérer avec d’autres, avec ceux qu’on choisit, mais pas de dépendre d’autres, ce qui est aujourd’hui encore trop souvent le cas. « 

L’autonomia europea è innanzitutto differenza dagli Stati Uniti:”Néanmoins, je suis sûr d’une chose : nous ne sommes pas les États-Unis d’Amérique. Ce sont nos alliés historiques, nous chérissons comme eux la liberté, les droits de l’homme, nous avons des attachements profonds, mais nous avons par exemple une préférence pour l’égalité qu’il n’y a pas aux États-Unis Amérique. Nos valeurs ne sont pas tout à fait les mêmes. Nous avons en effet un attachement à la démocratie sociale, à plus d’égalité, nos réactions ne sont pas les mêmes. Je crois également que la culture est plus importante chez nous, beaucoup plus. Enfin, nous nous projetons dans un autre imaginaire, qui est connecté à l’Afrique, au Proche et au Moyen-Orient, et nous avons une autre géographie, qui peut désaligner nos intérêts. Ce qui est notre politique de voisinage avec l’Afrique, avec le Proche et Moyen-Orient, avec la Russie, n’est pas une politique de voisinage pour les États-Unis d’Amérique. Il n’est donc pas tenable que notre politique internationale en soit dépendante ou à la remorque de celle-ci ».

Anche qui, Macron, pur peccando del solito  francocentrismo, di conformismo e di semplicismo, tocca in qualche modo i punti essenziali del nostro Continente : l’Europa sociale, la centralità della cultura, la vicinanza con Africa, Medio Oriente e Russia.A causa di questa diversità, Macron affronta anche, in modo quasi brutale,  la questione del dopo-elezioni americane, dichiarando tutto il suo disaccordo dal ministro degli esteri tedesco:« est-ce que le changement d’administration américaine va créer un relâchement chez les Européens ? Je suis en désaccord profond par exemple avec la tribune parue dans Politico signée par la ministre de la Défense allemande. Je pense que c’est un contresens de l’histoire. Heureusement, la chancelière n’est pas sur cette ligne si j’ai bien compris les choses. »

In effetti, l’affermazione della ministra tedesca Karrenbauer era che l’ Europa non è pronta per un’autonomia dagli Usa. Ma qui si tratta di scoprire l’acqua calda. L’organizzazione degli eserciti europei è fatta per essere delle truppe ausiliarie degli Stati Uniti, con una pletora di alti comandi e una pletora di corpi obsoleti, ma corpi obsoleti, ma senza gli elementi di punta che caratterizzano gli eserciti delle Grandi Potenze: cultura militare, intelligence, cyberguerra, guerra asimmetrica secondo gli insegnamenti di Quiao Liang e Wang Xiangsui. Un vero Esercito Europeo dovrebbe essere qualcosa di molto diverso dalla somma degli eserciti attuali, e, soprattutto, dovrebbe avere un’altra cultura.

Qui viene giustamente fuori uno dei concetti centrali del “macronismo”, quello del “rispetto” (una reminescenza della lettura hegeliana della dialettica aristotelica ”servo-padrone”. In realtà, il « rispetto » è il « riconoscimento » hegeliano, il considerarti da pari a pari, con cui si esce, dopo una lotta, dalla condizione di “servo”. Orbene, Macron sostiene, in sostanza (come Putin) che gli Europei sono dei servi, e che debbono riconquistarsi il “rispetto” degli Americani (così come il Gen. de Gaulle aveva ottenuto il loro rispetto costruendo, appunto, la Force de Frappe che ora Macron offre agli Europei): “Mais les États-Unis ne nous respecteront en tant qu’alliés que si nous sommes sérieux avec nous-mêmes, et si nous sommes souverains avec notre propre défense. Je pense donc qu’au contraire, le changement d’administration américaine est une opportunité de continuer de manière totalement pacifiée, tranquille, ce que des alliés entre eux doivent comprendre : nous avons besoin de continuer à bâtir notre autonomie pour nous-mêmes, comme les États-Unis le font pour eux, comme la Chine le fait pour elle. »

Dunque, il modello da imitare, per ottenere il “rispetto” sono l’ America e la Cina, come sostenevamo in “Da Qin”. Occorre però dire che, per giungere al punto in cui sono, gli Stati Uniti hanno fatto la Tratta Atlantica, la Guerra d’Indipendenza, il Trail of Tears, quelle contro Messico e Spagna e la Guerra Civile, mentre la Cina ha avuto l’imperatore Qin Shi Huang Di, l’occupazione giapponese e Mao. Visto che ci dev’essere pure un momento di distacco, anche se non cruento, Macron viene implicitamente alla nostra tesi espressa inm tesi  di “Da Qin”: l’evento “liberatore” potrebbe essere la Nuova Via della Seta, la quale aprirà gli spazi per affermare una cultura europea più orientale che occidentale. Attraverso lo sviluppo dell’economia e degli scambi tecnologici e culturali con l’ Asia, l’Europa  potrebbe riqualificare la propria società estenuata dalla dipendenza e dalla decadenza, portandola a costruire la propria industria digitale e una propria unitaria cultura europea, sul modello del “ringiovanimento della Cina”oggi in corso:“Là où vous avez raison, c’est que le mérite des Nouvelles Routes de la soie est d’être un concept géopolitique très puissant. C’est un fait. Et il témoigne d’ailleurs de la vitalité d’une nation et de sa force d’âme. « 

Infine, Macron parla di un combattimento per le libertà  » combat de notre génération en Europe, ce sera un combat pour nos libertés. Parce qu’elles sont en train de basculer”, dove per altro cade nella solita autoreferenzialità franco-francese. A mio avviso, infatti,  veri pericoli per la libertà non vengono dal fanatismo religioso “tradizionale”, bensì dalla Religione di Internet, da cui discende il culto dell’ omologazione, nelle sue diverse forme, quelle del potere abnorme delle piattaforme, fino all’eccessivo egualitarismo e al pensiero unico. Anche i pretesi mali del sovranismo, del neo-liberismo  e del fondamentalismo sono, in ultima analisi, la conseguenza ultima dell’onnipotenza del Complesso Informatico Militare, che, da un lato, comprime le vere autonomie -culturali, economiche e militari-  e, dall’ altro, stronca sul nascere gli identitarismi autentici, inventando una serie di utili burattini: a seconda dei Paesi,  gli “start-uppers”, i demagoghi o i fanatici  sanguinari e impotenti.

Di fronte al naturale svuotarsi del liberalismo nella società della sorveglianza, le società occidentali non sono più in grado di risolvere i problemi dei cittadini:”C’est que les démocraties occidentales, depuis plusieurs décennies, donnent le sentiment à leurs peuples de ne plus savoir régler leurs problèmes, parce qu’elles sont empêtrées dans leurs lois, leurs complexités – je le vis au quotidien pour ce qui me concerne –, leur inefficacité, et en deviennent des systèmes qui expliquent aux gens comment devraient se passer des choses qu’ils nous demandent. Et ils disent : « Ils ne savent pas nous régler le système du progrès, le problème de la sécurité, et autres ». Il faut retrouver de l’efficacité, par nos mécanismes de coopération, mais en bousculant aussi nos structures pour trouver des effets utiles. C’est cela la crise des démocraties : c’est une crise d’échelle et d’efficacité.” 

Macron non condivide il “China Bashing” degli Americani

2.Cosa pensano i « think tanks” europei?

I think tanks si sono scatenati su questo tema. E’ stato pubblicato, intanto, un  fondamentale documento, che costituisce un importante passo in avanti, almeno sul piano culturale, nel passaggio dal vecchio progetto dell’“Unione Europea quale Fine della Storia”, a  quello, ben più realistico, di “trendsetter del dibattito globale”: lo studio del Servizio di Ricerca del Parlamento Europeo “On the path to ‘strategic autonomy’”,  il quale ci costringe a ritornare sulla questione del “Multilateralismo multiculturale”, sfiorato dalle recenti esternazioni dell’Alto Rappresentante  Borrell.

Inoltre, le manovre “Agile Reaper” svoltesi in California con un nuovo simbolo, quello di una Cina “rossa” sorvolata dal drone americano cavalcato dalla Morte con tanto di falce (cfr. immagini in exergo), ha confermato le più pessimistiche previsioni circa la  volontà americana di usare la forza pur di  contrastare la “Belt and Road Initiative”

Infine, l’insufficienza delle azioni intraprese in tanti decenni dall’ Unione, tanto nella direzione dell’autonomia digitale, quanto in quella di una linea comune di politica estera e di difesa, hanno evidenziatoa tutti l’urgenza di un’azione propositiva della società civile, che dovrà trovare espressione nella Conferenza sul Futuro dell’ Europa, e di cui noi ci stiamo facendo alfieri.

Il fatto più schiacciante a questo riguardo è stato costituito dalla relazione dell’ EDPS, l’Autorità europea per la protezione dei dati, la quale ha rivelato un fatto addirittura sconvolgente: Esiste da decenni un accordo generale fra Microsoft e tutte le Istituzioni Europee, in forza del quale tutte le attività digitali delle Istituzioni sono gestite in outsourcing da Microsoft. Come possono le Istituzioni pretendere di essere serie nella loro lotta per l’autonomia digitale, se tutte le loro attività sono controllate passo passo dai GAFAM, e, in conformità al CLOUD Act, dall’ intelligence americana?

Dopo tutto ciò che si è detto, le ipotesi di un riorientamento radicale delle politiche europee nella direzione di una politica proattiva e  di un coordinamento “hands on” dello sviluppo del digitale europeo, per quanto gestite in modo timoroso ed esoterico, appaiono oggi forse un po’ meno irrealistiche che qualche anno fa, soprattutto dopo la sentenza Schrems II e il lancio di Gaia-X

Come dirgere l’ONU in modo pluricentrico da un grattacielo nel cuore di Manhattan?

3.Ridefinire la  “comunità mondiale”.

Non vi è questione più squisitamente geopolitica  di quella della struttura interna della futura comunità mondiale, tema a cui nessuno aveva mai voluto prestare soverchia attenzione, ma che ha, invece, oggi, un impatto, anche pratico, decisivo  per il futuro del mondo.

Intanto, la tendenza a creare una qualche forma di organizzazione universale  è stata sempre un’esigenza costante dell’Umanità, anche in epoche in cui essa era tecnicamente impossibile. Basti pensare alle lettere di Tell el-Amarna, in cui il Faraone descriveva come suoi “parenti” i vari re cananei e ittiti, oppure al concetto cinese di Tian Xia (“Tutto sotto il Cielo”).  Quest’aspirazioneera una delle idee centrali di quell’ epoca di consolidamento delle grandi civiltà, che Jaspers aveva chiamato “Epoca Assiale”, e a cui tornano a rivolgersi gli studiosi (Assmann, Mancuso).

L’espressa pretesa della sovranità universale da parte di un unico imperatore  (un “impero mondiale asimmetrico”) aveva trovato una sua una prima compiuta espressione nel “Sogno di Serse” narrato da Erodoto, nella teologia politica buddista di Ashoka (il “Cakravartin”=”colui che fa girare il mondo”) e nei carmi di Orazio (“tu regere imperio populos, Romane, memento”). Tutti questi progetti politici tentavano una sintesi fra l’aspirazione umanitaria alla pace e quella geopolitica al dominio universale: un’ambigua tentazione che ancora non è finita, ma, anzi, ha trovato oggi il suo sbocco finale nella tesi estrema della “singolarità tecnologica”,  un mito che tenta di risolvere tutte le contraddizioni dell’ Essere in un’apoteosi unificatrice sotto l’egida della tecnologia.

Questo mito sarà il punto di convergenza occulto dell’ideologia novecentesca dell’”universalismo liberale” che, sulla scia di  Fiske, di Kelsen, di Rostow e di Wilkie, si è illuso di poter realizzare la Fine della Storia attraverso la vittoria, per dirla con Nietzsche,  di un unico “tipo di uomo”: “l’Ultimo Uomo”(cfr. il primo Fukuyama). Quest’ idea che la complessità del presente richieda un governo mondiale unitario sotto l’egida della “Ragione” è il sottotesto della maggior parte dei discorsi geopolitici attuali ed una delle prime ragioni della forza del post-umanismo.

Alla visione assolutistica dei tre grandi imperi citati, Sant’Agostino avevaopposto l’idea di un’unica Città dell’ Uomo, destinata, sì,  alla “dilatatio” grazie all’ Impero Romano, ma distinta dalla Città di Dio, e quindi sempre imperfetta, ed Eraclio e Cosroe avevano firmato un trattato di pace perpetua che avrebbero voluto proporre a Unni, Indiani e Cinesi. Da parte sua, il Corano parlava di un “piccolo Jihad” necessario per contrastare  gl’infedeli, creando un’ampia comunità dei Popoli del Libro; e Dante propugnava a sua volta  la non molto diversa “Monarchia Universale”, con una visione che oggi chiameremmo di “soft power”, simile a quella sinica del “Wu Wei”(“agire senza agire”).

Con il suo “De Regia Potestate”, il vescovo del Chiapas, bartolomé de las Casas, aveva teorizzato, all’ inizio del ‘500, l’applicazione concreta delle teorie dantesche all’ impero intercontinentale di Carlo V, mentre il predicatore Vieira faceva coincidere l’impero coloniale iberico con il Quinto Impero della profezia di Daniele. Postel e Crucé inserirono poi, fra i membri attivi di un’organizzazione mondiale “multilaterale” quale quella proposta dai sovrani protestanti, anche gl’imperi extraeuropei; Saint Pierre darà infine, al progetto, quella veste giuridica “simmetrica”(anche se eurocentrica), che sarà ripresa e commentata dagl’illuministi e considerata la radice storica dell’Unione Europea.

Con il deliberato passaggio, teorizzato da Lessing e dai primi idealisti, dal messianesimo cristiano a quello progressista, anche quello dell’ impero universale si trasforma in un progetto di pace perpetua, avente quale obiettivo che “l’uomo si salvi da sé, attraverso una nuova scienza”. questo “arrière-pensee” che ancor oggi è alla base del “Pensiero Unico”

Con la Rivoluzione Francese, la futura organizzazione mondiale assume un aspetto sempre più eurocentrico, sì che Condorcet e Fichte teorizzano la colonizzazione del mondo da parte degli Europei modernizzatori, e Thierry l’annessione del mondo intero all’impero francese. Per parte loro, caduta la Repubblica francese, Washington, Emerson, Whitman, Mazzini, Kipling e Mead preconizzano l’egemonia americana sul mondo, e Fiske,Mead e Wilkie tentano di abbozzare i contorni concreti di quest’ egemonia, che incomincia a cristallizzarsi nel discorso politico con i Quattordici Punti di Wilson e con i Lend-Lease Agreements della 1a Guerra Mondiale.

La dipendenza europea dall’ America, giustamente attaccata da Macron (anche se mascherata), comincia allora, con lo spostamento del centro finanziario da Londra a New York, con l’invasione del cinema americano e con l’”Intellectual leadership” delle multinazionali americane sul mondo imprenditoriale europeo, come Trockij scriveva già durante la 1° Guerra Mondiale.

Contemporaneamente, Trockij stesso (arrivato in Russia grazie agli Americani, a cui concesse lo sfruttamento dei pozzi di petrolio dell’ Azerbaidjan) teorizzava la rivoluzione socialista mondiale, e  veniva fondata l’Internazionale Comunista (Komintern). Come risposta, gli Stati fascisti lanciavano il “Patto Anti-Komintern” ( l’”Asse Roma-Berlino-Tokyo”), e il Terzo Reich invadeva l’Unione Sovietica, per creare un Nuovo Ordine mondiale, che assomigliava tanto, non solo all’internazionalismo comunista, ma anche allo “One World” di Wilkie.

Infine, Coudenhove Kalergi, nel lanciare la sua ”Paneuropa”, disegna una mappa del mondo diviso in grandi federazioni: è  l’inizio del federalismo mondiale, che l’ Unione Europea tenterà, anche se fievolmente, di proporre quale propria ideologia (pur senza citarne l’ideatore).Una cosa molto diversa dal “Mondo Unico” di Wilkie, dominato dall’ America: una contrapposizione che incomincia ad  adombrare quella fra l’Unilateralismo Americano, il Multilateralismo europeo e il Multipolarismo russo.

Le Nazioni Unite costituiscono il progetto egemonico di organizzazione mondiale basata sulla vittoria alleata della IIa Guerra Mondiale e ull’ egemonia americana, che si riallaccia però anche al progetto di Kalergi, con i Paesi vincitori quali membri permanenti del Consiglio di Sicurezza e gli altri con eguale diritto di voto nell’ Assemblea Generale. I 5 membri permanenti (Stati Uniti, Inghilterra, Francia, URSS e Cina) ricalcano le cinque federazioni ipotizzate da Coudenhove Kalergi, sotto la forma di cinque imperi continentali “asimmetrici” (America, Commonwealth, COMECON, Unione Europea, Asia Orientale), egemonizzati ciascuno da uno degli Stati vincitori, come del resto volevano, tanto Churchill, quanto De Gaulle e Stalin. La sede dell’organizzazione è però significativamente a New York.

Già allora erano state formulate, da tutti i continenti (a cominciare dall’intelligencija dell’antropologia americana, dal cattolicesimo europeo, per esempio Gonella e Przywara, e dai rappresentanti del Paesi non occidentali) critiche contro l’egemonia culturale dell’internazionalismo liberale, espresso dai documenti costitutivi delle Nazioni Unite. Il farsi ora difensori dell’applicazione nuda e cruda di principi giuridici americani in tutto il mondo, quando si sa bene che, fin dall’ inizio, tutti i continenti avevano protestato contro questo appiattimento, facendo valere le proprie specificità, è un ennesimo atto colonialistico contro il mondo intero da parte di una minoranza settaria.

La Colonna di Ashoka, simbolo dell’ Unione Indiana

4.Dalle Nazioni Unite alla “Comunità Internazionale”

Con il passare del tempo, però, il progetto originario delle Nazioni Unite  si era modificato nello scontro con la realtà, poiché, a causa della guerra fredda, si erano concretizzati due soli grandi blocchi egemonici: quello americano e quello sovietico, “legittimati” ambedue dal possesso dell’arma atomica e dall’occupazione militare, e conniventi fra di loro perché  accomunati dal modernismo delle rispettive ideologie. Nel 1972, l’incontro fra i presidenti americano (Nixon) e cinese (Mao) avrebbe però sancito il riconoscimento di un terzo blocco, quello cinese, forte di un numero di abitanti pari all’insieme di quelli degli altri due, del possesso della bomba atomica e della leadership sui Paesi in via di sviluppo. Nel 1991, con la dissoluzione dell’Unione Sovietica, gli Stati Uniti pretenderanno che, essendo essi divenuti la “Sola Superpotenza”, fossimo giunti oramai alla Fine della Storia di hegeliana memoria, con la prevalenza eterna del modello americano di civiltà, identificato con la vittoria della Spirito Assoluto germanico e protestante, in cui “tutti sono liberi” (il primo Fukuyama).

Questo nonostante che l’America si fosse sforzata, con infiniti stratagemmi, di nascondere il carattere imperiale del suo potere (cfr. Immerwahr).

Le guerre combattute in quel periodo, quelle del Golfo e della ex Jugoslavia, avevano però fatto nascere, almeno sul piano concettuale, un nuovo, inedito dualismo implicito fra l’Unione Europea, nata “per la pace” (“da Venere”),  e gli Stati Uniti, che “vengono da Marte”(Kagan),e, quindi, sarebbero stati fuori posto nel mondo nuovo della Pace Perpetua. L’Unione Europea si proponeva quindi, nel 2003, con Chirac, Villepin e Schroeder, insieme alla Russia,  quale alternativa pacifica agli Stati Uniti, ma sempre nell’ambito dello “sviluppismo” democratico, o meglio tecnocratico, di Rostow e di Rifkin. Giustamente gli Americani avevano obiettato che la Pace Perpetua vagheggiata dagli Europei non sarebbe mai stata conseguibile senza le guerre americane. Nel contempo, la Cina veniva in un certo senso cooptata dagli Stati Uniti come “fabbrica del mondo”, in cui delocalizzare a basso costo il grosso della produzione industriale, ma con l’”arrière-pensée” che, una volta sviluppatasi economicamente, essa si sarebbe integrata nel sistema culturale ed economico occidentale (la “Fusion” ideata a suo tempo dai Taiping). Brzezinski teorizzava infatti che “L’America si ritirerà dal mondo quando tutti saranno diventati come noi”. Questo in base alla fede fanatica degli Americani nel determinismo storico di Rostow, del primo Kojève e del primo Fukuyama, secondo i quali, con l’industrializzazione, la maggioranza della popolazione, divenuta “classe media”, cesserebbe di avere grandi ambizioni e accetta un ruolo passivo nell’”Impero nascosto” come il più consono alla sua esistenza grigia e senza scossoni.

Tuttavia, non tutti condividevano già allora questa visione occidentalistica della Fine della Storia. Intanto, Kojève, in visita al Giappone, era stato fulminato sulla Via di Damasco, riconoscendo che i Giapponesi erano sfuggiti al determinismo storico, e, anziché divenire “ultimi uomini”, erano rimasti addirittura un “popolo pre-assiale”. Il teologo cattolico-buddista Panikkar predicava il “disarmo culturale” fra le civiltà, che anticipava alcuni aspetti dell’attuale enciclica “Fratelli Tutti”. Nel contempo, i diversi potentati islamici rilanciavano l’idea del Califfato quale modello archetipico dell’ organizzazione mondiale, che legittimerebbe l’Islam ad essere leader dell’organizzazione  stessa in luogo degli Stati Uniti, e scatenavano tentativi di unificazione islamica e di ribellione al primato americano, che sfociavano nel khomeinismo, in al-Qaida, nell’ ISIS e nel neo-ottomanismo.  Come reazione, gli USA avevano lanciato il vero e proprio “Scontro di Civiltà”(Huntington), creando le cosiddette “coalitions of the willing”, per combattere, prima, i Taliban, poi, l’Iraq, e, infine,al-Qaeda e  DAESH, senza subire l’intralcio delle Nazioni Unite (e uscendo così per primi dall’ “ordine mondiale della IIa Guerra Mondiale”, ch’essi pretenderebbero d’imporre agli altri quale modello invalicabile : la “linea rossa”).

La Russia sostenne in un primo tempo la guerra americana contro i Taliban, anche perché vi vedeva un parallelismo con la guerra cecena, ma, divenendo essa stessa una vittima  della convergenza di fatto fra islamismo e Stati Uniti, si propose poi, attraverso i  discorsi di Putin al Parlamento Tedesco e alla BDI , quale fautrice  di una diversa organizzazione internazionale, pluricentrica e multiculturale, con un ruolo centrale di un’ Europa comprendente la Russia, che trovò poi una prima  pratica attuazione nella difesa militare dell’integrità statale siriana minacciata da un attacco convergente islamico e americano.

Nello stesso tempo, la Cina, grazie anche alle delocalizzazioni americane, era divenuta capace anche di produzioni di buona qualità, suscitando timori in America per una possibile temibile concorrente. Come scrive su Limes Carlo Pelanda, “nel 2024 la Cina avrebbe raggiunto una ricchezza tale da finanziare un apparato militare capace di sfidare la presenza americana nel Pacifico”. Da qui gli sforzi ininterrotti per boicottare qualunque iniziativa commerciale della Cina (di cui si fanno portatori, prima Soros, poi Bannon, poi ancora Pompeo, oggi perfino Manfred Weber), in stridente contrasto con la retorica ufficiale americana, da sempre basata sull’espansione del commercio internazionale. L’ America sta facendo in sostanza con la Cina qualcosa di speculare  a ciò che l’ Inghilterra aveva fatto con essa secondo Friedrich List, vale a dire “togliere la scala con cui essa era salita così in alto”.

Impaurita da quella prospettiva, l’America tentava dunque  la manovra del “Pivot to Asia”, per isolare la Russia la Cina con il TTIP e il TIP e favorendo la creazione di una serie d’infrastrutture attraverso l’Eurasia, fra l’Italia e l’Afganistan, che Hillary Clinton aveva chiamato “Nuova Via della Seta” (TAP, concessioni petrolifere, ferrovia fra Turchia e Asia Centrale), per rendersi indipendente dal passaggio attraverso la Russia, rivelatosi necessario per la guerra contro i Taliban.

Con le convulsioni dell’Ucraina (citata espressamente molti anni prima dal “sarmatista” Brzezinski quale possibile strumento americano per spaccare il blocco eurasiatico) , l’annessione della Crimea e la guerra nel Donbass, inizia la serie di sanzioni e contro-sanzioni fra Stati Uniti, Unione Europea e Russia, mentre  quest’ultima si presenta sempre più come un’alternativa europea, anche ideologica e religiosa, alla destabilizzazione modernizzatrice dell’ Occidente (il “Katechon settentrionale” di Dugin), secondo la tradizione ch’era stata di Tjutcev, Danilevski, Karamzin, Kirejevskij, Leontjev, Soloviev, Dostojevskij, Berdjajev, Trubeckoj, Gumilev e Sol’zhenitsin. Queste tensioni trovano potenti seguaci, in Russia, nelle forti opposizioni di destra (Zhirinovskij) e di sinistra (Ziuganov) in Parlamento, opposizioni  che invece l’ Occidente ha incredibilmente ignorato, privilegiando personaggi senza seguito elettorale, ma allineati con il “mainstream” occidentale, come Nemtsov e Navalnij.

Il RCEP, mercato comune dell’ Asia Orientale, raggruppa più din 1/3 del PIL e della popolazione mondiali.

5.L’ “alleanza delle democrazie”

Contemporaneamente, la Cina riprende e rilancia, con la sua Belt and Road Initiative, i progetti infrastrutturali avviati, ma non compiuti, degli USA, suscitando così la reazione indispettita di Trump, che si propone agli Americani come il Presidente che blocca, in tutti i campi, l’avanzata della Cina, con un intento dichiarato : ridurre l’influenza nel mondo del Partito Comunista Cinese, fino a provocare a Pechino un “regime change”, come affermato da Pompeo a Roma. Le esperienze della Russia (Zhirinovskij, Ziuganov, Dugin) e della Libia, dimostrano però che un “regime change”, quand’anche sia possibile, non è necessariamente favorevole agli Stati Uniti.

E comunque, nonostante l’insistenza di alcuni atlantisti fondamentalisti, nessuno crede più seriamente che il mondo non possa vivere senza la “benigna” leadership americana. Soprattutto il tentato colpo di stato militare in Turchia (contro un Governo ultralegittimato dalle urne), aiutato in sordina dagli USA ospitando in USA il predicatore islamico Gülen, ispiratore ideologico del golpe,e  rifornendo, dalla base di Incirlik, i militari golpisti, ha creato una situazione di tensione fra gli USA e la Turchia, la quale è stata così incoraggiata nelle sue tendenze nazionalistiche, rendendola di fatto “strategicamente autonoma” dagli USA,  e spingendola così lungo l’ itinerario già percorso da Russia e Cina.

Non per nulla, i sostenitori fanatici del dominio del globo da parte delle “democrazie” (l’“imperialismo democratico”), come Carlo Pelanda, sostengono che “le democrazie devono formare un mercato integrato molto più grande di quello cinese”, ma quest’obiettivo è irrealistico, perché la Cina da sola è più grande dell’ Occidente nel suo complesso, e anche sommando Occidente e India, non si raggiungerebbe una massa di manovra pari a quella, in piena ascesa, costituita da Cina, Russia, Corea, Giappone, Australia, Nuova Zelanda, Vietnam, Pakistan, Iran, Corea del Nord, Birmania…Non per nulla, dopo la firma del Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP), i sostenitori di questa linea si sono assottigliati.

Con Trump, ci siamo trovati  di fronte a un’Amministrazione americana tutta concentrata su una lotta al coltello con Cina e Russia, per togliere loro ogni possibilità di collaborare con le altre parti del mondo, ma anche   a una molto accresciuta capacità di questi Paesi di resistere a tali pressioni grazie alla loro crescita tecnologica senza precedenti, ai cordiali rapporti reciproci (l’Organizzazione di Shanghai) e a quelli (strettissimi , nonostante le continue pressioni americane) con tutti gli altri (e in primo luogo, l’ Europa). Al punto che Giappone, Vietnam, Corea del Sud, Australia e Nuova Zelanda hanno fatto, con la Cina, ciò che non erano riusciti a fare con gli Stati Uniti. Giunge così un momento in cui l’Occidente è talmente più debole sul piano commerciale, da non poter più realisticamente imporre alcuna sanzione, e da doverle, anzi, subire.

Ovviamente, la situazione peggiora di giorno in giorno per  un Occidente tutto intento ad affrontare il lockdown e lo stallo post-elettorale americano, mentre  in Cina l’economia è già ripartita da molti mesi, il che ha permesso al Paese di lanciare addirittura uno straordinario  “piano quindicinale” (ciò di cui l’Europa avrebbe, hic et nunc, urgente bisogno, mentrte invece non sta riuscendo nemmeno ad approvare, come richiesto, il consueto Quadro Pluriennale e il Next Generation Fund).

Si fronteggiano pertanto due nuove “grandi narrazioni” (la ”battle of narratives”di Borrell, che però dovrebbe riguardare USA e Cina, non già l’ Europa):

-da un lato quella della “globalizzazione quale fine della Storia”, ereditata dal secolo scorso e fatta propria soprattutto dai GAFAM americani, che interpretano  tale fine come la fine dell’ uomo e l’ inizio della Società delle Macchine Intelligenti; ad essa si riallaccia la mitizzazione del Sessantottismo quale ideale normativo utopico valido ancor ora sotto forma di “Ideologia Californiana” (vedi per esempio le polemiche intorno alla canzone “Imagine” di Lennon);

-dall’ altra, il progetto di un “Multipolarismo veramente Multiculturale”, con l’affermazione, sulla scena mondiale, di più Stati-Civiltà (Nord America, Sud del Mondo, Eurasia, Asia Orientale..), aventi tutti i requisiti per negoziare con efficacia sui principali problemi, quali quello dei rapporti uomo-machina, della prevenzione della guerra totale, di un ambiente a misura d’uomo, del dialogo culturale intercontinentale…

L’”Autonomia Strategica Europea”presuppone l’adesione a questo secondo punto di vista (espresso per esempio da Macron), che implica anche una sinergia dialettica fra la riscoperta dell’ autentica  identità culturale europea e un dialogo autentico con le altre culture del mondo, da quelle preistoriche e storiche, da quelle pre-alfabetiche al mondo indico, dai San Jiao sinici alle religioni abramitiche, dalle culture classiche al modernismo, postmodernismo e post-umanismo.

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