« RETOUR À HRADČANY » APRÈS LA GUERRE

RELANCER L’AVENIR DE L’EUROPE

I.UNE APPROCHE INNOVATIVE À LA REPRISE DE L’INTÉGRATION EUROPÉENNE

Dans ce moment, quand la « Guerre Mondiale en Morceaux », en cours actuellement, ne donne aucun signe d’amélioration, et l’espoir originaire de l’ Occident de sortir victorieux à court terme de l’Ukraine s’éloigne de jour en jour, il est indispensable, d’une part, pour conjurer l’apocalypse nucléaire, et, d’autre part, pour garantir à l’Europe une guide sûre dans une phase difficile de son histoire, de repérer des approches nouvelles aux rapports entre, d’une part, l’Europe Occidentale et Centrale et, de l’autre, les espaces au-delà de l’ ancien « Rideau de Fer ». Si cela n’était pas fait, la crédibilité du Mouvement Européen en tant que guide intellectuelle de l’intégration européenne, et, plus en général, de l’Europe, serait compromise, et l’Europe entière pourrait devenir un champs de bataille d’une guerre fratricide, comme l’Ukraine et Gaza.

Pour éviter ces perspectives extrêmes, pourquoi pas ne pas revenir sur des approches essayées dans le passé, mais abandonnées plus tard, pour esquisser un, ou plusieurs, plans alternatifs de stabilisation, en premier lieu celui suggéré par Mitterrand en 1989 et esquissé en 1991 aux Assises de Prague? Et si Mitterrand et Gorbačëv avaient eu raison, et Havel et Kohl avaient eu tort ? Nous aurions évité les guerres civiles yougoslaves et soviétiques, et aujourd’hui nous ne serions pas au milieu d’une interminable guerre entre Européens, qui détruit notre moral, notre économie et notre avenir.

Sans oublier les questions ouvertes dans les autres « Périphéries » de l’Europe : l’Atlantique du Nord, les Balkans, les ACP3 et le Levant, ni le fait que, comme déclaré à plus reprises, et dernièrement lors de la visite à Péking de Vladimir Poutine, l’objectif russe (et chinois) dans la guerre d’Ukraine n’est pas celui d’un agrandissement territorial ou d’un avantage stratégique, mais celui de bloquer dans toutes les directions l’élargissement de la sphère d’influence américaine accéléré par la chute du Mur de Berlin, si que les deux puissances eurasiatiques seraient prêtes à beaucoup de concessions en échange d’une délimitation de l’espace américain – fût-il en faveur d’un nouveau pouvoir européen-.

Ici, nous allons nous concentrer sur une seule hypothèse et sur un seul projet, ce que nous appellerons le « Projet de Hradčany », développé en 1990 et 1991 par Mitterrand, Gorbatchev et Havel lors de leur rencontre au Chateau de Prague -. Ce projet pourrait être aussi la clef pour aborder d’autres thèmes urgents et également ouverts.

Le plan de Mitterrand partait de l’idée que l’Europe, pour devenir vraiment unie et parvenir à la hauteur de ses importantes ambitions, devrait atteindre une taille bien plus grande de celle actuelle (et comparable à celles de l’Inde et de la Chine), et cela pourrait avoir lieu seulement an agrégeant, dans une Confédération Pan-Européenne, d’une part, une fédération de l’Europe Occidentale (héritière de l’UE), et, d’autre part, une ou plus autres entités étatiques européennes, non tenues à respecter l’Acquis Communautaire. Ce dessin rassemble beaucoup à l’idée d’une « Europe à cercle concentriques », mais avec la différence qu’il ne suppose aucune supériorité de l’Europe Occidentale, parce qu’il serait « polyédrique », pour utiliser une expression de Pape François.

Un tel changement de perspective serait déterminant, permettant aussi de dépasser les principaux conflits en cours :

-les différences d’opinion sur la structure future de l’Europe Occidentale (et, donc, la stratégie pour le Futur de l’ Europe, qui devrait être étalée sur un horizon plus large);

-les rapports d’ hostilité entre le « Monde Russe » et « le Collectif Occidental », qui, dans cette nouvelle perspective, sortiraient de l’état de guerre pour revenir sur la voie des négociations entamées en son temps par Mitterrand et Gorbačëv.

De cette manière :

On by-passerait les problème insurmontables d’une réforme de l’Union telle qu’elle est aujourd’hui (laquelle se trouve dans l’impasse de la Conférence sur le Futur de l’Europe), parce que l’ « Europe » se dissoudrait dans différents échelons de la Gouvernance Multi-Niveaux, chacun réglé d’une manière conforme à sa mission;

-On pourrait offrir aux puissances antagonistes de l’Occident une voie de sortie des guerres en cours qui ne soit, ni « une victoire » ni une « débâcle », ni pour l’Ukraine, ni pour la Russie (« win-win »), pouvant revitaliser aussi les « Nouvelles Voies de la Soie », entravées par les hostilités en Ukraine et dans la Mer Rouge, mais dont tout le monde ressent la nostalgie.

Le « Projet de Hradčany » devrait permettre aussi de faire renaitre l’autre grand dessin d’avenir discuté dans les années ‘90 et laissé tomber par l’Occident – une architecture commune de sécurité pour l’Europe, et faciliter aussi une série d’autres objectifs :

-contribuer à donner une fin aux guerres en cours, avec une proposition d’intérêt pour tous les acteurs concernés ;

-soutenir un effort international pour un contrôle structuré de l’Intelligence Artificielle et de la Cyber-guerre dans le cadre de négociations sur les armements sur le modèle des vieux accords pour le contrôle du nucléaire;

-garantir la liberté des peuples d’Europe contre les menaces avancées contre eux par tous le pouvoirs mondiales;

-faire repartir l’économie et la culture, écrasées entre les sanctions et les boycottages.

Objectifs qui nous apparaissent moins utopiques qu’on ne le pense, si on examine l’histoire avec une approche équilibré et non plus sectaire comme aujourd’hui, et qui feront l’objet d’une esquisse synthétique dans les pages qui suivent.

La Confédération de Mitterrand avait été abandonnée parce qu’elle genait les pouvoirs existants, qui préférèrent exaspérer la conflictualité entre

« les démocraties » et les « autocraties » pour garder les privilèges acquis. Toutefois, maintenant que nous avons vu les résultats de ce choix, pourquoi ne pas admettre notre erreur, et y remédier ?6

D’autre part, ce qui oppose l’Europe de l’Est à l’Europe de l’Oust n’est pas tellement la question de la « démocratie », mais, au contraire, celle de la Pasionarnost’. Notion développée par Lev Gumilëv (le fils persecuté d’Anna Akhmatova) sur les traces d’Ibn Khaldûn et de Vernadskij: une synthèse de « romantisme » et de « théorie des nationalités », qui nous pouvons retrouver un peu partout dans les cultures de l’ Europe Orientale :me dans le « Déluge » de Sienkiewicz, dans « Les Payens » de Herczeg comme « Eschile, l’éternel perdant » de Kadaré; dans les sculptures de Meštrovic, dans les films de Tarkovskij comme dans les « Litanies » de Theodorakis.

La Pasionarnost’ suppose que, comme avait écrit Nietzsche, « le bonheur vienne seulement si non voulu », tandis que la « recherche de la félicité » prévue dans la constitution américaine se traduit, par effet de l’hétérogenèse des fins, dans l’aplatissement des désirs et dans l’entropie généralisée, qui préparent le royaume des Machines Intelligentes.

1.Insuffisance du paradigme de l’ « Élargissement »

À partir de la 1ère Guerre Mondiale, les projets d’intégration européenne avaient été axés sur l’objectif, d’un côté, d’éviter une continuation de cette première « Guerre Civile Européenne », et, de l’autre, de mettre l’Europe dans la condition d’intervenir avec une autorité suffisante dans les grandes questions géopolitiques, qui, compte tenu de l’intégration mondiale croissante, étaient de plus en plus dominées par les Grandes Puissances extra-européennes (USA, URSS, Empire Britannique).Cela aboutit sur le projet présenté à la Société des Nations par Aristide Briand, dont la faillite avait été le point de départ de la Déclaration Schuman.

Les Communautés Européennes et l’Union Européenne avaient donné l’impression que ces objectifs étaient en train d’être acquis par la méthode fonctionnaliste proposée par la Déclaration, mais cela n’a pas été le cas. Ce roman contient l’expression plus ouverte des croyance réligieuses et politiques de l’auteur russe

Depuis 45 ans, la dissolution de la Yougoslavie et de l’URSS a entrainé des guerres de succession qui ne se sont encore conclues, et, de l’autre, parce que les principes consolidés en matière d’ »élargissement » européen, qu’on aurait voulu appliquer, n’avaient pas été conçus en vue de ce véritable « dédoublement » de l’ espace européen, tel qu’il s’est manifesté à la fin du XXème Siècle. L’application mécanique de ces principes, imposée par l’Occident, s’est révélée impossible et contreproduisante et que, en tout cas, elle serait inapplicable à cause de la structure e du grand nombre des peuples européens. D’autant plus que, après Brexit, l’importance relative de l’Europe Occidentale par rapport à celle orientale a ne pouvait que décroitre.

Si deux parties paritaires fusionnent entre eux, il s’agit d’un « merger among equals », si qu’une des deux parties ne peut pas prétendre que l’autre accepte toutes ses règles, ni mêe pas sa propre vision du monde. Dans le cas d’espèce, on n’a pas eu d’un «élargissement » vers Est des Communautés Européennes, mais, bien au contraire, une « Fusion à Chaud » entre Est et Ouest, qui est loin d’être accomplie. Les guerres en cours ne sont qu’une suite de la « Guerre Civile Européenne », pour établir une hégémonie sur le Continent, fondée sur un prétendue « supériorité », comparable à celle de la Grande Nation, de l’Orthodoxie ou de la « Race Arienne ». Cette supériorité de l’Occident n’a pas été accepté ni par la Russie, ni par la Turquie, ni par la Biélorussie, ni par la Serbie, mais non plus par la Hongrie et, peut-être, mêeme pas par la Slovaquie et la Pologne.

Pur comprendre l’importance historique de la partie orientale du Continent, au-delà de l’Elbe, des Alpes Orientales et de la Mer Adriatique, il suffit de penser que, parmi les premières réflexions sur l’Identité Européenne nous trouvons celles d’Hippocrate, de Cos, a quelque kilomètres de la côte de l’ Anatolie, celles de Jordanes, un Goth de l’Est qui revendiquait pour Théodoric l’héritage de Rome, de Podiebrad, le roi hussite de Bohème qui proposait le traité pour la fondation d’une Alliance Européenne contre les Ottomans, et d’Alexandre I de Russie, qui lança la Sainte Alliance « russe » conçue comme fondation de la « Nation Chrétienne » européenne.

Coudenhove Kalergi avait des origines Japonaises, byzantines, tchèques et autrichiennes et le siège de sa Pan-europa était à Vienne, et Jean-Paul II était polonais et reprenait textuellement les mots de Viačeslav Ivanov sue les « Deux Poumons » de l’ Europe.

Pour cette raison, il est grave que toutes les institutions principales de l’Union soient restées dans l’espace rhénan (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg, Francfort), tandis que le centre géographique de l’Europe se situe beaucoup plus à Est (en Lituanie, Biélorussie, Ukraine ou, à la limite, Hongrie).

2.La mécanique réelle de la chute du Mur
aux apologètes de « l’esprit du capitalisme » qui aurait triomphé en 1989, au début des révolutions de 1989 il y avait trois éléments : le défi « national » de la Pologne, soutenue par le Pape Jean Paul II, contre un « système soviétique» qui la humiliait ; l’idée révolutionnaire de Michail Gorbatchev d’intégrer pacifiquement l’Union Soviétique dans les Communautés Européennes (ou, mieux, la « Maison Commune Européenne »), comme sera requis plus tard par Yeltsine et Poutine, mais jamais pris au sérieux par l’Occident ; enfin, les pressions des États Unis, surtout à travers les Guerres des Étoiles et l’aide à la guérilla afghane.

Ces trois projets parallèles trouvaient leur bases culturelles:

-dans la conviction de l’Église catholique que l’Europe Occidentale e celle Orientale partagent une seule origine culturelle – la civilisation chrétienne médiévale, qui s’était développée dans deux branches principales, celle de l’Est (l’Orthodoxie), e celle de l’Ouest (le Catholicisme), comme anticipé par Ivanov par sa métaphore des « Deux poumons de l’Europe »- ;

-dans l’espoir de Gorbatchev, de Walesa et de Shevardnadze d’une forme d’hybridation entre le socialisme réel et l’économie sociale de marché de l’Europe communautaire (partant de l’observation de Marx que le capitalisme européen s’était développé de manière différente de l’Américain parce qu’il était né dans un contexte féodal) ;

-enfin, dans la convergence tactique entre le projet globaliste américain et les aspirations hégémoniques des l’intégrismes salafite et shiite présents dans l’espace soviétique (Tchétchénie et Talibans).

Surtout, on avait sous-estimé le poids spécifique de l’exceptionnalisme américain, dont le caractère religieux a fait obstacle à accepter une nouvelle narration concurrente, celle européiste, devenue nécessaire pour la réunification culturelle des « Deux Poumons » du Continent. 80 ans après le débarquement en Normandie, le pouvoir d’interdiction par rapport à n’importe quelle manifestation de créativité européenne (voir Olivetti, Zhu, Mattei, Moro) reste absolu. Il suffit de rappeler la fameuse phrase « Fuck the EU », prononcé par Victoria Nulanden même temps qu’elle dictait à l’ambassadeur américain la position du Département d’État sur la personne à nommer comme Premier Ministre ukrainien après l’ Euro- Maidan, qui avait été dressé contre l’Europe avant que contre la Russie .

Le risque de l’Europe est qu’elle, s’identifiant trop avec la Modernité (l’ »Homme sans Qualité », l’ »Homme à une Dimension »), soit entrainée par cette dernière dans son abîme quand elle ne survivra pas à l’Age des Machines Intelligentes. Le même vaut pour son rapport trop étroit avec l’Amérique lors que cette dernière se retirera de l’Europe de l’Est, comme, dans le passé, du Vietnam et de l’Afghanistan. Nous devons nous préparer à tous développements.

Le « Déclin de l’Occident » doit donc être compris plus comme une maladie culturelle, bien décrite par des auteurs tels que Max Weber, Friedrich Nietzsche, Oswald Spengler, Thomas Mann, la psychanalyse e l’Orientalisme, que comme un phénomène historique et politique. Une maladie qui s’est manifesté dans la forme que Lukács avait défini « la Destruction de la Raison » ; Benda, « la Trahison des Clercs » ;et, Anders, «die Antiquiertheit des Menschen », et s’est élargie avec le refus du principe de causalité (de Finetti), ainsi que du  concept même de « méthode » (Feyerabend).Et qui confine avec la destruction de l’identité européenne sous le poids du « mainstream » américain.Insuffisence des logiques occidentales

Au cours du 20ème Siècle, l’Europe s’était donc tellement désintégrée du point de vue intellectuel et politique (c’est là la racine de la « mort cérébrale » préconisée par Macron pour l’OTAN), que, aujourd’hui elle n’arrive même plus à prendre les décisions fondamentales pour soi-même, telles que celles sur les hautes technologies, la guerre et la paix, la nature, la procréation, la pauvreté. Elle est encore moins à même d’être, comme elle prétendrait encore maintenant, une avant-garde culturelle, étique, culturelle et technique du monde entier (le « Trendsetter of Worldwide Debate »).

Une telle avant-garde avait été, à partir de la Deuxième Guerre Mondiale,l’Amérique, mais elle aussi est entrée maintenant dans une situation d’« over-stretching » à partir de la crise des « sub-primes » et du retrait de l’Afghanistan. Surtout, son identité est divisée entre la défense à tout pris du « noyau dur » WASP et l’adoption d’une « Culture Woke » qui est l’expression de la majorité « non-WASP », entre la défense à tout prix de l’ «Empire Démocratique » et la poursuite des intérêts de la majorité des électeurs. Jusqu’au point qu’on a imaginé la possibilité d’une nouvelle guerre civile.27

Dans cette situation, au «Zeitalter der Vergleichung », toutes les logiques de la culture occidentale (aristotélique, cartésienne, post-euclidée) ne sont plus suffisantes pour expliquer le monde de la complexité, si que nous sommes obligés chaque jour plus, bon gré mal gré, à faire recours, pour décrire nous-mêmes, à des concepts différents, à partir d’une « Intelligence Artificielle » qui nous est fournie par la Silicon Valley globalisée, pour passer à celui d’une « Démocratie Illibérale » étudiée par un Indo- Américain  tel  que  Fareed  Zakaria  faisant  référence  à  d’expériences asiatiques, pour arriver à l’« Epistocratie » mandarine, suggérée par Zhang Weiwei, un ancien interprète de Deng Xiaoping.

Tout cela est applicable encore plus en ce qui concerne l’Europe Orientale, que nous ne pouvons pas comprendre sans rappeler à l’esprit les Peuples des Steppes, la Deuxième et la Troisième Rome, le Bogoumilisme, le mythe du Golem, le Sarmatisme, le Socialisme Réel, le Cosmisme, l’Eurasiatisme et la Pasionarnost’. Mais, si nous ne comprenons pas l’Europe Centrale et Orientale, comment pourrions-nous la juger, et même l’orienter, comme nous prétendons?

Une refondation culturelle s’impose au préalable, dont le Mouvement Européen devrait se faire porteur.

3.Les erreurs de l’ Europe

En effet, les difficultés de toutes sortes rencontrées dans l’ »élargissement » des Communautés Européennes et, après, de l’Union Européenne, découlent de leurs blocages culturels. Notamment:

-l’involution de la Russie, du « Socialisme au Visage Humain » de Gorbatchev au libéralisme autoritaire de Yeltsine, et, après, à l’ »Esprit de Pratica di Mare » du premier Putine, jusqu’au « Russkij Konzervatizm » et, enfin, à l’ »Opération Militaire Spéciale », dépend en grand partie de l’ »arrogance romano-germanique », de la présomption immotivée des Occidentaux que leurs propres processus culturels et politiques, témoignant d’une mission messianique immanente à la Modernité, constituent un parcours obligé pour tout le monde (la « Théorie du Développement »). De telle manière, l’intégration dans les Communautés Européennes aurait du impliquer nécessairement l’adoption rigide, par les pays de l’Est, de l’ »Acquis Communautaire », et même de soi-disant « valeurs européens », quand d’autres parties du monde -même les Etats Unis, ou l’Inde-, ne demandent plus l’adhésion contraignante à des soi-disant valeurs « americains » ou « indiens » (lesquels ? le puritanisme WASP ou le  LGBTQIA+?; le « Néo-conservatisme » ou la « Cancel Culture”;

-Les rhétoriques de l’Europe ont impliqué le refus de toute concession à la Russie en ce qui concerne son désir d’être admise dans la « Maison Commune Européenne » (l’ OTAN et les CEE) sans un processus humiliant d’examens, qui, si acceptés, auraient sanctionné sa prétendue infériorité, si que Poutine a refusé;

-les mêmes concepts valent pour les involutions comparables en Turquie, et même en Hongrie et au Levant;

-l’incapacité de l’Europe Occidentale de se doter d’une industrie de haute technologie et d’une armée, découle de son refus de reconnaitre de manière objective le développement, dans tout le monde, au-delà des différentes idéologies, d’un « keynésianisme militaire » (américain, russe, chinois), qui a fait croitre des barrières insurmontables autour l’Europe, incapable d’être compétitive avec les autres grandes espaces du monde, et notamment avec l’Amérique et la Chine, protégés par l’interventionnisme des gouvernements;

-les chocs continus entre l’officialité européenne et les opinions publiques des pays orientaux (tels, par exemple, que le refus des différentes démarches pour adhésion de la Russie et de la Turquie, ou la surévaluation du « Processus d’Helsinki» , qui a cristallisé l’application, au processus de Nation-building, des anciennes constitutions soviétique et yougoslave encore après leur échéance juridique, ou, enfin, le double standard sur les « règles du droit » s’il d’agit des Pays Baltes ou de la Hongrie), ont nourri une hostilité généralisée envers l’Union, accusée, non sans motif, d’être un « vassal » des États-Unis;

-l’incapacité de concevoir des sujets politiques différents des Etats nationaux qui dominent l’Union d’aujourd’hui, tandis que le modèle plus actuel dans le XXIème siècle, auquel s’inspirer, paraitraient être les »États-

Civilisation », comme la Chine, et, peut-être, même les États Unis et l’Inde, dont les « états » ne sont, en réalité, que des énormes provinces avec des centaines de millions d’habitants.

Toutefois, la première raison de l’ échec de Hradčany fut « le refus américain d’une structure nouvelle pouvant limiter son influence croissante. George H.W. Bush songeait à attribuer un rôle politique à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord et s’interrogeait sur son extension géographique dont le principe n’était pas arrêté et qui n’était pas la priorité du moment. « La « faute » de l’Europe fut de ne pas s’y opposer, parce que paralysée par l’intériorisation forcée du model américain.

4.Revenir à Hradčany

Malgré l’hostilité générée dans ces 35 ans entre Europe et Monde Russe par les faits du Kossovo, de l’Irak, des révolutions colorées, de Géorgie et d’Ukraine, revenir à Hradčany n’est pas impossible. Il suffirait de faire maintenant, sous l’impression des échecs ainsi provoqués (une douzaine de guerres, le refus, par les peuples, de la Constitution Européenne, Brexit), toutes les démarches que nous n’avions eu le courage de faire en 1990/1991, reprenant les mots de passe oubliés de cette saison politique:

ouvrir les portes des États et des systèmes politiques », comme prêchait Jean-Paul II, à travers un dialogue interculturel en bonne foi, qui ne craigne pas d’aborder les différences théologiques ou politiques, essayant de voir, au-delà d’elles, les problèmes et les exigences communes. S’ouvrir à une paix effective comporte de prendre au sérieux les motivations expresses des actions des adversaires, et notamment la requête aux États Unis de renoncer à leur prétentions hégémoniques en faveur d’un système polyédrique (« polycentrique » et « multiculturel ») de droit international sans abolir le principe de légalité, mais l’interprétant de manière équitable- ce qui pourrait se réaliser maintenant grâce à un nouveau probable isolationnisme USA-;

-« une nouvelle Glasnost », à travers une révision critique des Grandes Narrations qui nous cachent aujourd’hui la véritable histoire de l’Identité Européenne;

-une « Confédération de Fédérations » (entre Ouest, Nord-Est e Sud- Est de l’ Europe), comme celle discutée en son temps à Hradčany, qui soit la matérialisation juridique d’une Europe «polyédrique, qui aurait été le contraire de la « Pensée Unique », fusionnant messianisme post-humaniste et exceptionnalisme américain, qui a dominé la politique européenne de cette phase historique;

une nouvelle Perestrojka »: une réorganisation radicale des sociétés européennes pour faire face aux défis géopolitiques de l’Intelligence Artificielle, avec la transformation des ouvriers en des auto-entrepreneurs numériques liés à des réseaux publiques-privés; des employés en des managers autogestionnaires de nouvelles plateformes eurasiatiques ; des professionnels en des actionnaires; des entrepreneurs traditionnels en des dirigeants d’agences public-privé pour la digitalisation; des administrateurs locaux en des réorganisateurs du système industriel…

-“une nouvelle Liberalizacija”: l’élimination définitive des entraves à la libre circulation des biens, des capitaux, des personnes, mais surtout des idées, dans toute l’Europe, abattant à cet effet le nouveau « Mur de Berlin » créé par le « De-coupling », les sanctions, le « Re-Shoring », les « Golden Shares », les droits de douane, les délits d’opinion, le « Friend-shoring »,les discriminations cachées; les restrictions contre les « Fake News » et les « Agents étrangers » ;

-« une nouvelle Demokratizacija » : la fin de la subordination des institutions européennes aux pouvoirs forts et aux diktats idéologiques, pour permettre aux peuples d’exprimer leur désir de paix et d’intégration continentale révélé par les sondages, sans la censure toujours plus stricte, typique de ce temps de guerre dans lesquels nous sommes en train d’entrer.

I.LA CONFÉDÉRATION EUROPÉEENNE DANS UNE GOUVERNANCE MONDIALE MULTI-NIVEAUX

  1. La défense de la liberté face aux « Empires Inconnus »

Le fédéralisme mondial doit être conçu aujourd’hui surtout comme une tentative de réagir à l’exigence de centralisation des décisions requise par la Société des Machines Intelligentes tout en sauvegardant les différences (-ou « différances »-) individuelles, sexuelles, de classe, culturelles, locales, ethniques, nationales et continentales, les traduisant en pouvoirs concrets de proposition, décisionnels, de critique et d’action, structurés selon les différentes identités.

Cette centralisation qui ne cesse de s’accroitre est le résultat de la complexité, de la professionnalisation des connaissances et de la politique, de la lutte entre les visions du monde implicite dans le « Zeitalter des Vergleichens»,du rôle de l’ Intelligence Artificiale, et, enfin, de l’état de guerre permanente. Elle se manifeste, au-delà des différentes constitutions formelles, dans l’accroissement du pouvoir des multinationales, des services secrets, des Exécutifs et de leurs chefs, ainsi que dans la restriction de la « Fenêtre d’Overton » imposée au pluralisme culturel par effet de la Pensée Unique, des différentes « Mémoires Partagées » et de la censure (et auto-censure) de guerre. Si chacun a la tendance à en accuser des forces politiques de son propre pays (Trump, Meloni, Erdoğan, Nethaniahu, Modi, outre, bien-entendu, Poutine e Ji Jinping), cette tendance est présente partout dans le monde, modifiant ainsi les « constitutions matérielles » de tous les pays, et les rendant toujours plus similaires parmi elles: des dictatures technologiques orientés à la guerre (Patriot Act, Echelon, Prism, Fake News, EUvsDesinfo).

La base du Fédéralisme est le réseau des « différances », basées sur les libertés individuelles, la famille, les entreprises, les associations, les villes, les régions, les États et les Continents. C’est pour cela que le Fédéralisme est, à moyen terme, la seule force capable de sauvegarder la liberté, e, plus encore, l’existence même, de l’Humanité contre la Société du Contrôle Total. Un droit fédéral européen devrait avoir pour but de bâtir, autour de ces réalités sociales en évolution, des règles juridiques claires, efficaces et flexibles, à même de régler de manière « polyédrique » la vie des sujets sociaux, et permettant ainsi leurs synergies.

L’ordre juridique international actuel correspond à un stade inaccompli de l’évolution du fédéralisme mondial. Il n’a aucune prétention d’être parfait, ni même complet, mais pourrait se révéler utile pour soutenir les forces de l’Europe dans cette phase de résistance à la Société du Contrôle Total. Comme tel, il mérite d’être préservé et perfectionné à travers la nouvelle architecture européenne que nous proposons.

2.La Confédération Pan-Européenne

Une Confédération Pan-Européenne telle que celle discutée en son temps à Hradčany devrait grouper tous ces territoires qui se reconnaissent dans la continuité de l’Identité Européenne (les Europes Occidentale, Méditerranéenne, Centrale et Boréale, Orientale et Pontique-, ainsi que la

« Magna Europa » -des fragments d’ Europe dans les autres Continents-).

Elle devrait être conçue comme un des maillons de la Gouvernance Mondiale Multi-Niveaux, expression de la conception « polyédrique » du monde.

La Confédération devrait être organisée selon le principe de pluralité des ordres juridiques, typique del l‘ »Ancienne Constitution Européenne » de Tocqueville, et de « L’Europe à différentes vitesses », mais sans une hégémonie, ni de l’Europe Occidentale, ni de l’ Amérique, ni d’aucun autre.

A son intérieur, se situeraient des Fédérations Intra-Européennes, telle qu’une Fédération Européenne (héritière de la UE), une Fédération Pan- Russe (ou « eurasiatique », héritière de la Communauté des Etats Indépendants et/ou de l’Union Eurasiatique), probablement une Fédération du Levant, et plusieurs Territoires Confédéraux, non attribuables à d’autre sujets. Enfin, les liaisons structurées spéciales existant à l’heure actuelle, comme celles avec l’Amérique, les ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), le Moyen-Orient, la Chine (les « Nouvelles Voies de la Soie « devraient etre maintenues et revitalisées. . Le rôle des Pays Britanniques (Angleterre, Ecosse, Galles, Irlande du Nord et Iles Normandes) serait, après Brexit, à définir, partant des accords négociés et signés avec l’Union Européenne.

Les différentes fédérations devraient être organisées selon des principes leurs propres, au moyen d’une pyramide coordonné de Constitutions (sur le modèle de la « Constitution Italienne et Européenne » de Duccio Galimberti), qui garantisse la certitude du droit. Il est significatif que soit l’Empire Russe, soit les États Unis, se basaient, à leurs débuts, sur la lecture de « L’Esprit des Lois » de Montesquieu. Dans les Federalist Papers,

« Publius » se rattachait à l’idée de ce dernier (ainsi que le faisait Catherine II de Russie dans le « Instructions à la Commission Législative »), selon laquelle les « États de grande taille » pourraient être organisés, soit comme des États absolus, soit comme des fédérations. Les États Unis auraient choisi la voie de la fédération, tandis que Catherine avait choisi celle de l’État absolu. C’est de à qui est née la bifurcation (par trop simpliste) entre

« Démocraties » et « Autocraties » («samoderzhavija»)

Certaines des taches typiques d’un État ne pourraient être accomplies

aujourd’hui que par la Confédération :

-Le Système global Européen de Sécurité;

-Les Hautes technologies ;

-Les Politiques économique et industrielle;

-Les Transports;

L’Environnement;

-Les Migrations.

D’autres seraient du ressort des Fédérations:

-La Culture

-Les Armées;

-La Justice;

-L’ Aménagement du territoire .

Autres encore, des entités euro-régionales, nationales et locales.

Le Système Européen de Sécurité devrait se baser sur des principes parallèles à ceux du contrôle des Armements, à travers une Agence Confédérale de Sécurité, présidant à l’équilibrage des systèmes de défense

, et notamment des systèmes d’Intelligence Artificielle, dans le cadres de futurs, nécessaires, accords globaux, à développer et négocier en parallèle avec la nouvelle architecture européenne de sécurité.

L’Armée de la Fédération Européenne devrait être mise à même d’être un élément d’équilibre avec celles du bloc pan-russes grâce à des traités constitutionnels de l’Union Européenne et de traités sur la dévolution de compétences, de biens et de personnel, avec les USA et la Fédération Russe, tandis que l’Ukraine, en tant que District fédéral, devrait être neutralisée.

3.L’espace central de la Confédération

Le centre de la Fédération se situerait au croisement entre Europe Latine, Europe Germanique et Europe Slave, et, donc, probablement dans des territoires non faisant partie d’aucun de ces grands blocs etno-culturels, tels que la Hongrie ou les Pays Baltes.

Une localisation parfaite pour la capitale confédérale serait Kyiv, qui aime se considérer comme une charnière entre l’ Ouest et l’Est. D’autre part, Tripillya, a coté de Kyiv40, a été la première ville d’Europe, ainsi que Nestor de Kiev écrivait au Moyen Age que « le pays de Rus’ n’a pas des frontières »41 ; l’Ukraine avait accueilli les Huns et les Avars, les Bulgars et les Khazars, les Magyars et les Variagues, les Polovésiens et les Karaïtes, les Gênois et les Vénitiens, les Mongoles et les Tatars, les Nogaï el les Cosaques, les Cherkasses et les Ottomans.

Dans l’Age Moderne, l’Ukraine a été partagée entre les Polonais et les Lithuaniens, les Autrichiens et les Hongrois, les Russes et les Juifs, les Allemands et les Blancs, les Anarchistes et les Bolchéviques…

« Euromaidan » c’est un nom qui est en même temps un programme politique. « Maidan » est Arabe, mais existe aussi en Persan, Turc et Hindi, et signifie simplement « Place » : donc, la « Place de l’Europe ».

Pur pouvoir jouer un rôle en tant que Métropole Confédérale, l’Ukraine devrait se donner un statut fédéral, polyédrique et multilingue, fondé sur des régions largement autonomes, à partir des villes métropolitaines de Kyiv, Kharkiv, Odessa e L’iv, pour passer aux régions du Donbass, de Crimée, de Novorossiya, de Bessarabie, de Budjak, de Boukovine, de Routhénie Cis- carpatique e Trans-carpatique, de Galice, de Polésie, de Volhynie et de Podolie. Ce régime rassemblerait beaucoup au cadre administratif proposé, avant l’Euromaidan, par le parti de Yanukovič.

Le statut d’indépendance et de neutralité de l’Ukraine devrait être garanti par des troupes de ses Régions, de la Confédération, des Fédérations et des Territoires Confédéraux, si nécessaire avec l’aide des Nations Unies.

L’ambition de centralité de tous les peuples de cette zone, que les Polonais appellent « Międzymorze »(« Intermarium ») en serait exaltée, ce qui pourrait compenser leur contrariété pour le fait de devoir convivre avec les Russes.

4.Les Balkans Occidentaux et la Turquie

Les Balkans Occidentaux et la Turquie représentent deux paradoxes, parce que les premiers sont les plus proches à l’Union, et y sont même déjà entrés en partie, et, la deuxième, a présenté sa demande d’accession depuis 1952.

Quant aux premiers, la difficulté de les faire entrer est constitué par leur incapacité à se transformer dans des véritables « états nationaux » comme supposé par le système de l’Union, ayant constitué, dans le temps, un espace de frontière entre l’empire Ottoman et l’ Empire autrichien, la « Vojina Krajina », ou,   en Allemand, « Militärgrenze» .   Y vivaient des Musulmans et des Orthodoxes -des Slaves, des Albanais et des Valacques-…, ainsi que des Catholiques -Croates, Hongrois, Allemands, Italiens, Dalmatiens et Albanais-..es petits États issus de la désintégration de la Yougoslavie défendaient et défendent l’autonomie de leurs exclaves à « l’étranger », mais la nient aux enclaves à leur intérieur. Les principes d’intégrité territoriale et d’auto- détermination des peuples sont défendus à tour de rôle, mais ne sont pas vraiment applicables

La solution plus simple serait celle d’insérer tous ces pays parmi les territoires confédéraux, sans faire même pas l’effort de les rattacher à des états « nationaux ».En tous cas, il faudrait reconnaitre leur enracinement dans la tradition de la loyauté ethnique déterritorialisée, typique des Empires Ottoman e Autrichien.

Quant à la Turquie, le fait de l’avoir faite attendre plus que 60 ans a certainement exaspéré l’opinion publique d’un pays très orgueilleux, d’autant plus que la Turquie n’est plus un pays pauvre qui avait besoin de l’Union Européenne, mais, bien au contraire, est devenue un pays riche, en plein essor, avec la deuxième armée de l’OTAN et une grande force d’attraction culturale en direction des États islamiques avoisinants.

Son importance, son identité et sa différence par rapport aux autres pays européens suggéreraient d’en faire un partenaire « tous azimuts » dans la Confédération, au même niveau que la Fédération « Eurasiatique » -qu’elle s’appelle « Communauté d’États Indépendants ou « Union Économique Eurasiatique », ou autre encore.

5.Les Fédérations

Les états qui pourraient résulter des évolutions de l’Union Européenne, de la Confédération d’ États Indépendants, de la Turquie et du Levant , seraient régis par des principes différents selon les traditions et les cultures de chaque territoire. D’autre part, chaque zone e la Pan-Europe fait maintenant l’objet de processus de transformation (îles britanniques, Péninsule ibérique, Balkans, Ukraine, Caucase, Palestine).

Dans ce contexte, le fait que la Russie aspire, après la guerre, à représenter une voix unitaire de l’espace euro-asiatique ne serait pas nécessairement en contradiction avec le dessein d’une Confédération Pan-Europeéenne. D’autre part, en 1991 les républiques soviétiques n’avaient pas voté pour la séparation de la Russie (à laquelle elle n’étaient pas liées), mais, au

contraire, pour la dissolution de l’URSS e sa transformation dans l’Union d’États Indépendants, qui existe toujours.

Le même pourrait s’appliquer à une potentielle fédération du Levant , telle qu’imaginé tout au début, englobant Israël, la Cisjordanie et Gaza, mais, peut-être, aussi le Golan, la Jordanie et le Liban. Moins claire la situation dans les Balkans, ou, en tout cas, il y a un commencement d’alliance entre la Turquie, la République Bosniaque e le Kossovo, tandis que, à Est, les Kurdes aspirent à une subjectivité séparée, mai qui pourrait même se réaliser avec la Turquie.

6.Les accord structurés existants

De toutes les côtés on entend parler de la revitalisation de rapports avec le reste du monde que l’Union aurait négligé. Le fait est que, au fil des années, l’Europe avait entamé des rapports avec tous les continents, mais, malheureusement, à cause de sa faiblesse vis-à-vis les états membres, et, surtout, vis-à vis des États Unis, la plupart de ces rapports n’ont pas été cultivé d’une manière sérieuse, au point que quelques-uns ont même été négligemment oubliés, comme ça a été le cas des ACP, abandonnés aux islamistes, aux Russes, au Chinois et à la Turquie.

La restructuration de l’Europe sous la forme d’une Confédération superposée a plusieurs Fédérations pourrait constituer l’occasion pour reprendre le discours sur et avec les ACP au-delà des lieux communs.

Dans le cas des États-Unis et du Royaume-Uni, ces rapports se confondent avec ceux dans l’OTAN et le G7, dont la réforme a été beaucoup discuté des deux côtés, sans rien faire de concret. L’éventuelle élection de Trump, toujours plus probable, rend l’étude de cette réforme encore plus urgente, si que le moment semblerait arrivé de faire de la clarté , d’autant plus que cela est ce que demande depuis longtemps le même candidat Trump. Les chancelleries européennes avaient fait savoir qu’elles étaient en train de préparer un « Plan B » pour le cas d’« abandon » de l’Europe de la part des États-Unis sous Trump. Or, l’heure de ce possible abandon se situe à Novembre, c’est-à-dire dans 5 mois. Le moment est venu d’y penser.

Trump a donné seulement l’impression de souhaiter une réduction des rapports Europe-UE. Toutefois, on peut imaginer que, au moment ou

l’Europe voulait vraiment rationnaliser ces rapports, le pressions deviendraient frénétiques pur éviter l’élimination de beaucoup de privilèges américains en Europe, concernant leurs bases militaires, les technologies, l’intelligence et l’antitrust, privilèges sans lesquels les États Unis ne seraient plus une Grande Puissance.

III.APROFONDIR CETTE ÉTUDE

Si cette approche peut trouver une attention de la part de la société civile et du Mouvement Européen, nous sommes à disposition pour approfondir, soit les thèmes illustrés dans ces pages, soit des thèmes ultérieurs, à partir de possibles plans « B C, D.. ».

Objectif : que l’Europe ne soit pas impréparée même en cas d’extension des hostilités hors de l’Ukraine, Palestine et Afrique du Nord, et aussi dans le celui d’évènements traumatiques à l’intérieur des États-Unis, tous évènement qui ne seraient sans conséquences directes pour l’Europe.

En toutes ces hypothèses, la société civile et le Mouvement Européen pourraient, et devraient, donner une contribution importante pour surmonter des situations d’émergence, même dans des situations de défaut des institutions.

LE IDENTITA’ CONTINENTALI :

SOLO ARGINE CONTRO

LA SINGULARITY TECNOLOGICA

In questi giorni, assistiamo alla riscoperta dell’Identità Europea (e di tutte le identità continentali) quale elemento essenziale per affrontare le sfide più attuali, dalla guerra in Ucraina all’Intelligenza Artificiale. Questa riscoperta non è immotivata, poiché le scelte che ci attendono sono così drammatiche, che potranno essere fatte solo in base ad una consapevolezza profonda delle identità che ci uniscono (e spesso ci dividono). Questo si ripercuote anche positivamente sulla campagna elettorale per le Elezioni Europee, nella quale finalmente fanno finalmente capolino le questioni identitarie.

Intanto, l’incitamento del Segretario Generale della NATO, Stoltenberg, agli Stati membri della NATO affinché autorizzino l’uso, contro il territorio russo, delle armi da essi messe a disposizione  dell’Ucraina,  ha messo in evidenza l’imbarazzo degli Europei circa la guerra in corso che -lo si voglia o no- è una guerra fra Europei, che, per origine e meccanica, potrebbe riprodursi un po’ dovunque nel nostro Continente (in Catalogna, Bosnia, Kossovo, Cipro, Kurdistan, Nagorno-Karabagh, Gagauzia, Moldova, Transnistria, Carpazi, Paesi Baltici..), tenendo conto che quasi tutti gli Stati che si pretendono “nazionali” in realtà comprendono una percentuale non indifferente di “popoli minoritari”. Ma, soprattutto, la guerra in corso è innanzitutto la terza guerra civile europea, e i discorsi fatti da molti sull’Identità Europea, se non riescono a frenarla, sono soltanto chiacchere in malafede.

L’Italia è particolarmente determinata nell’ opporsi a tale iniziativa, mentre l’Ungheria ha minacciato perfino di uscire dalla NATO. E’ chiara anche nei sondaggi l’insoddisfazione della maggior parte degli Europei per l’immotivato incancrenirsi, negli ultimi 30 anni, della frattura fra Europa Occidentale e Comunità di Stati Indipendenti, che potrebbe portare in qualunque momento a una guerra nucleare nel cuore dell’Europa, scatenata per esempio da un malfunzionamento dei sistemi elettronici di contrasto agli attacchi nucleari, quale quello verificatosi nel 1983 con il sistema sovietico “OKO”.

Perciò, il dibattito scatenato da quell’ affermazione di Stoltenberg ha richiamato anche la centralità dell’uso bellico dell’Intelligenza Artificiale. Infatti, il primo caso di uso di armi a lunga distanza denunziato dalla Russia riguarda proprio un impianto di avvistamento radar, che costituisce un elemento essenziale della difesa digitale. Accecare i sistemi di allerta elettronica dell’avversario è la prima possibile  causa di un’eventuale scoppio accidentale della guerra nucleare.  Eppure, gli Stati si ostinano a sostenere addirittura che “le armi autonome non esistono”.

Questa situazione, che, tra altro, può avere effetti immediati sulle Elezioni Europee (come è stato recentemente in Serbia e in Slovacchia) porterà, in caso di guerra generalizzata, ad ancor più drammatiche fratture all’ interno dell’Europa, che accelereranno la presa di controllo, sull’ intera società, delle macchine intelligenti. Infatti, “Le guerrier du futur est un robot.”, cfr. L.Alexandre, La guerre des intelligences à l’ère de ChatGTP”.Che costituisce il massimo dei pericoli, ancor prima di quello di una guerra nucleare.

Per questo motivo, è utile richiamare brevemente le ragioni degli attuali conflitti, e le questioni in base alle quali gli Europei sono chiamati pressantemente a schierarsi.

La Francia vuole ripetere l’avventura napoleonica?

1.La politica dei blocchi quale effetto della seconda globalizzazione

Le Guerre Mondiali erano state tali perchè fin da un secolo si era assistito a una forma di globalizzazione, vale a dire la costituzione d’imperi intercontinentali che si contendevano il primato sul mondo: americano, britannico, francese, russo, tedesco, giapponese, cinese, che avevano partecipato al conflitto coinvolgendo i loro sudditi extraeuropei, morti a decine di milioni per queste guerre fra Europei.

Dopo le Guerre Mondiali, gl’imperi giapponese, tedesco e francese si erano dileguati, mentre gli altri avevano assunto una natura ideologica (democrazia, comunismo, socialismo con caratteristiche cinesi). L’Europa era stata resa impotente dividendola fra Impero americano e Blocco Sovietico, e le culture “mainstream” erano state mobilitate per dare una base culturale credibile a quella realtà contronatura. Infatti, i due “blocchi” avevano le loro radici comuni nelle “Rivoluzioni Atlantiche” e condividevano il Mito del Progresso.

Nel 1989, l’establishment americano aveva preteso che la caduta del Muro di Berlino avesse rappresentato la “Fine della Storia” quale la intendevano Kant, Hegel, Marx e Kojève, sicché si sarebbe instaurato finalmente un solo Stato mondiale fondato sull’ etica puritana e sui GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), e, governato da Washington e da New York (lo “One-Worldism” di Wilkie, o l’ “America-Mondo” di Valladao). In questo scenario, proliferarono i teorici del Post-Umanesimo, che miravano, e ancora mirano, all’utopia definita da Ray Kurzweil come “Singularity Tecnologica”, vale a dire la fusione dell’ uomo con la macchina, della macchina con la natura e dell’Universo con il nulla: l’Apocalisse tecnologica, altimo avatar di quelle religiose e rivoluzionarie.

Alla fine del ‘900, le resistenze esercitate dalla Serbia e dall’integralismo islamico contro l’allargamento al Vecchio Continente  dell’ “America-Mondo” avevano però costretto l’establishment a correggere il tiro, proclamando, con George Bush Jr.,  la “Giustizia senza limiti”, vale a dire l’applicazione pratica, con a guerra in Afghanistan,  dello “Scontro di Civiltà”, o dell’“Occidente contro Tutti”, come sintetizzato, nel libro “Scontro di Civiltà”, da Samuel Huntington. Vale a dire che l’allargamento dell’ America-Mondo non sarebbe più avvenuto in forma relativamente pacifica, bensì con uno sforzo coordinato, culturale e militare. A tale fine, il Parlamento Americano ha stanziato negli anni somme enormi (l’”Endowment for Democracy”) per realizzare, fuori della sfera d’influenza occidentale, le cosiddette “Rivoluzioni Colorate”, usando, quale strumento principe, i social networks, secondo un vero e proprio “manuale operativo” scritto da Gene Sharp, “From Dictatorship to Democracy”.

Rivoluzioni che furono effettivamente tentate, ma con scarso successo, in Serbia, Georgia, Siria, Iran, Egitto, Libia, Tibet, Hong Kong e, finalmente, in Ucraina, dove l’”Euromaidan” è sfociato, prima, in una guerra civile, poi, nell’ attuale guerra di attrito. Non per nulla, nel frattempo, i GAFAM espandevano a tutto il mondo la propria influenza con le grandi piattaforme e l’”Ideologia Californiana”, mentre le 16 agenzie di Intelligence avvolgevano il globo con una rete inestricabile di controlli digitali (Echelon e Prism). Le due reti, quella privata dei GAFAM e quella pubblica delle agenzie di intelligence, si sono praticamente fuse, grazie a una consolidata legislazione americana sul segreto epistolare, che è forzabile dall’ intelligence militare con procedure semplici e segrete.

Come sappiamo, questi tentativi di omogeneizzare il mondo con Internet, le Guerre Umanitarie e le Rivoluzioni Colorate si è per ora arenato, non tanto e non soltanto per la resistenza diretta dei Governi interessati, bensì anche e soprattutto perché il caos provocato dalle Rivoluzioni Colorate ha spesso prodotto effetti non voluti, come il nascere di nuovi regimi altrettanto, se non più, anti-americani dei precedenti.

Soprattutto, varie parti del mondo (come la Russia e la Turchia), sentendosi particolarmente esposte a queste pressioni (per esempio il colpo di Stato di Guelen), hanno modificato le loro precedenti politiche di dialogo, per rendere le loro società meno permeabili alle Guerre Umanitarie e alle Rivoluzioni Colorate, appoggiandosi, in ciò, alle loro tradizioni storiche -per lo più antiche tradizioni imperiali che le configurano quali centri egemoni di soggetti politici continentali più vasti (Cina, India, Islam),e in ciò adeguandosi  paradossalmente, con una forma di “rivalità mimetica”, al modello dell’ “Impero Nascosto” americano- .Questo sforzo  sembra avere sempre più successo, con la creazione dei BRICS, dei BAATX cinesi e della Via della Seta, con l’abbandono americano dell’ Afghanistan e con l’esito delle guerre in Cecenia, in Georgia, in Siria, in Libia e in Palestina.

Come ha scritto il 22 maggio Massimo Cacciari sulle pagine de “La Stampa”, “la vera questione: che l’ Occidente, oggi l’Occidente americano, non è più strutturalmente in grado di confrontarsi con gli altri Grandi Spazi sulla base di una propria volontà egemonica. Occorre saper ‘tramontare’ da tale volontà, non per sparire, ma, all’ opposto, per dar vita a un nuovo Nomos della Terra multipolare, policentrico”.

Sotto un altro punto di vista, proprio lo sviluppo tumultuoso dei GAFAM ha reso evidente che la storia sarà decisa da una “Guerra fra Intelligenze” (fra intelligenza naturale e artificiale, fra GAFAM e BAATX cinesi, cfr. Alexandre, La Guerre des Intelligences), che l’umanità potrà frenare solo organizzandosi in una Comunità Internazionale con progetti condivisi. Oggi, i due pilastri di tale comunità sono due grandi blocchi (l’Occidente a guida americana e l’Organizzazione di Shanghai),che “mettono a disposizione” le loro enormi risorse ciascuno a favore di uno dei contendenti della “Guerra fra Intelligenze”(La Singularity Tecnologica o il Socialismo con caratteristiche Cinesi). La “Guerra delle Intelligenze” tende così a sfociare nella Terza Guerra Mondiale, mentre il dialogo fra USA e Cina avviato dalle iniziative di Kissinger costituisce solo un pallido tentativo di pacificazione,  che non frena affatto la Terza Guerra Mondiale.

Quelle due superpotenze digitali non riescono infatti  neppur esse a rappresentare adeguatamente le istanze delle loro parti componenti, e quindi ad esprimere, nello sforzo per controllare l’IA, il meglio delle rispettive tradizioni. Nell’Occidente, si distinguono un’America che è totalmente soggetta alle scelte dei GAFAM, che costituiscono la sua forza nel mondo, e un’Europa Occidentale con tradizioni, interessi e comportamenti molto divaricati, ma che non riesce neanche a concepire un progetto autonomo. Fra i BRICS, si distinguono una Cina all’avanguardia mondiale nei campi economico e digitale, e con la propensione a limitare il peso delle sue multinazionali (il “Crackdown sui BAATX”), una Russia più arretrata tecnologicamente, e culturalmente vicina all’Europa, un’India avanzata digitalmente ma con scarso peso politico, e un mondo islamico estremamente frammentato. In definitiva,“L’extraordinaire diversité des discours sur l’IA e sur les réponses à y apporter est inquiétante :nous ne pouvons pas gérer un tel changement de civilisation sans un consensus minimum».

Massimo Cacciari invita a percorrere vie nuove

2.Il suggerimento di Cacciari: riscoprire culture europee dimenticate

Per questo, il chiarirsi delle strategie digitali di ciascuna parte del mondo, con un dibattito “piramidale” a tutti i livelli e un riaccorpamento generalizzato dei poteri decisionali secondo il Principio di Sussidiarietà, costituisce un necessario presupposto per quel tentativo di risposta unitaria all’ IA – che, purtroppo, verrà forse solo dopo che quest’ennesima guerra mondiale avrà dimostrato l’evidenza e l’urgenza dei pericoli qui da noi denunziati (e perciò troppo tardi)-.

Ne consegue tra l’altro che, al fine di inserirsi anch’essa in modo fattivo in questo processo collettivo di chiarimento a livello mondiale, l’Europa dovrebbe aprirsi a prospettive nuove, nella direzione indicata, sempre da Cacciari, nell’ articolo citato, cioè rifuggendo tanto dalla provinciale tentazione che sembrerebbe emergere dal trend elettorale populista, quanto dall’arroganza della cultura progressista e occidentale.

Può sembrare  sorprendente, ma non per noi,  che Cacciari, conscio dello slittamento culturale in corso nell’ opinione pubblica in vista delle Elezioni Europee, indichi la speranza di una nuova prospettiva per l’Europa nella riscoperta delle tradizioni minoritarie “orientalistiche” del conservatorismo europeo, quello che in altra sede abbiamo chiamato “conservatorismo critico”:”Eppure vi è stato un pensiero conservatore, per quanto assolutamente minoritario in queste destre, che si è mosso in una direzione opposta, di riconoscimento pieno  della grandezza delle altre civiltà, nel senso della comparazione e dell’ approfondimento reciproco. Queste correnti andrebbero meditate, anche da parte di molte ‘sinistre’, che mai hanno fatto sul serio i conti con il pensiero ‘in grande’ di certa destra europea.”

Pensiamo che Cacciari si riferisca ad esempio a Pannwitz, a Fenollosa,  a Spengler, a Eliade, a Guénon, a Trubeckoj, a Saint-Exupéry, a Pound, a Evola, a Gumilev. Tutti autori ben più vicini alle culture indica, medio-orientale, delle steppe e dei deserti, cinese.., che non a quelle occidentali. Autori che le “culture di destra” apprezzavano e studiavano fin dagli Anni ’30 (gli “Anticonformistes des Années Trente”, ma che il “mainstream” ha sempre tenuto ai margini, con una vera e propria “censura”, costata, a taluni di essi, anche vere e proprie persecuzioni.

Secondo Alexandre: “Les choix que nous allons faire d’ici au 2100 nous engagent pour toujours et certains seront irréversibles. La gouvernance et la régulation des technologies qui modifient notre identité – manipulation génétique, sélection embryonnaire, IA, fusion neurone-transistor, colonisation du cosmos -seront fondamentales. »A questo punto si comprende bene perché, nonostante la retorica pacifistica generalizzata, sia impossibile impedire oggi  lo scatenamento guerre molto pesanti e rischiose: semplicemente, le poste in gioco sono troppo elevate per potervi rinunziare, anche se per lo più gli attori in gioco non ne sono completamente consapevoli. Si tratta, “mutatis mutandis”,  delle stesse poste in gioco, ad esempio, nelle Guerre Persiane, nella “fitna” fra Sunniti e Sciiti, nello scontro fra l’Impero Cinese e i Taiping: della sfida fra la “hybris” millenaristica e l’”autonomia” pluralistica (Ippocrate ed Erodoto).  Solo che,  allora, si trattava di dispute teoriche; qui, invece, della loro realizzazione pratica (del loro “inveramento”) grazie alla potenza della tecnica.

Ma, prima ancora della “Singularity Tecnologica” che annullerebbe l’Umanità, se non il cosmo stesso,  già ora siamo sottoposti a un unico totalitario ecosistema digitale governato dagli algoritmi secondo la loro logica intrinseca, da cui ogni vitalità (l’”Elan Vital” di Bergson)viene , in un modo o nell’ altro,  eliminata. Peggio che nel Socialismo Reale. Già ora, un anticipo della tirannide post-umana promossa dai GAFAM, ci viene fornito dalla “Religione Woke”, che, negli Stati Uniti, ha praticamente eliminato, nel mondo intellettuale,  la libertà di pensiero e di espressione, instaurando una censura assoluta di tutto ciò che possa ricordare anche vagamente le tradizioni, il passato e perfino qualche brandello si soggettività autonoma (Braunstein, “La Réligion Woke”):tutto ridotto a “orrori” che non bisogna più ripetere. Qualcosa di molto simile alle frenesie sessantottine e all’”Eros e Civiltà” marcusiano, poi sfociati nelle Brigate Rosse e nella Rote Armee Fraktion.

Non per nulla, il “Woke” è sospinto energicamente avanti dai GAFAM, che vedono, nell’appiattimento universale, il necessario presupposto per il proprio controllo totalitario su tutte le società umane.

Per questo vari soggetti politici (Chiese, Cina, Russia, Islam, India) accomunati dall’ istinto di autoconservazione, hanno tentato in vario modo di ostacolare l’omologazione mondiale, e questo ha dato luogo a vari tipi di scontro (dalle guerre dell’ex Unione Sovietica, della ex Jugoslavia, e del Medio Oriente, fino ai disordini generalizzati in Africa e agli attuali movimenti sociali e studenteschi in Europa).

La posizione sull’ AI dei grandi blocchi geopolitici si può sintetizzare come segue:

-l’America ha inventato l’IA con le Conferenza Macy, con ARPANET, Internet e i GAFAM, e il Governo Americano, pur riconoscendo in principio la necessità di una regolamentazione, di fatto lascia ai GAFAM la massima  libertà di azione, perché essi costituiscono di fatto il più potente strumento della sua espansione mondiale (l’”Impero Sconosciuto” di cui parla il Pontefice), e preme per rallentare la regolamentazione internazionale, sperando di rendere irreversibile il controllo dei GAFAM almeno sull’Occidente, come prevedeva già qualche anno fa Evgeny Morozov. D’altronde, come ben messo in evidenza da Braunstein, la “Religione Woke” si pone in continuità con i vari “Awakenings” protestanti americani, che sono all’ origine, tanto della Rivoluzione Americana, quanto della “Giustizia senza Limiti” di Bush;

-La Cina è stata da sempre consapevole dei pericoli costituiti da un internet a guida americana, ed è riuscita, con un lavoro pluridecennale a più strati, a creare un proprio ecosistema digitale, con le proprie piattaforme e con i propri controlli, a tutela dei cittadini (copiato dalle leggi europee), ma anche e soprattutto dello Stato e dell’ Esercito (con interventi pesanti sui guru dell’ informatica che non vi si adeguino: il “Crackdown sui BAATX”). Essa ha accettato di buon grado l’appello di Henry Kissinger per una regolamentazione internazionale che parta dagli usi militari, e ne ha parlato con il vertice americano;

-L’Europa ha scelto deliberatamente, per non entrare in rotta di collisione con gli USA, di non avere una propria industria digitale, restando tributaria degli USA per tutta una serie di attività vitali (intelligence, internet, difesa, nuove tecnologie). In cambio, essa si vanta di essere all’ avanguardia della regolamentazione dell’ICT, tanto per la privacy quanto per l’IA. Peccato che le sue regolamentazioni non abbiano alcun effetto pratico, perché i GAFAM e l’Intelligence Community americani controllano l’intero ecosistema digitale e perfino la politica, e quindi sfuggono a qualsiasi controllo dell’Unione;

-gli Organismi Internazionali hanno tentato, come doveroso dal punto di vista istituzionale, di fare qualcosa, per esempio con la “Bozza di Convenzione-Quadro” elaborata da una commissione del Consigli d’Europa, o come la Dichiarazione delle Nazioni Unite, ma  sono state bloccate dalle Grandi Potenze, che desiderano che queste decisioni siano in mano a un club ristretto, che poi presenterà il fatto compiuto come un verdetto inesorabile della Storia, a cui nessuno penserà neppure lontanamente di opporsi.

3.L’Europa, anello indispensabile della governance mondiale dell’ IA.

In tutto ciò, la posizione dell’Europa è particolarmente ondivaga.

Dopo avere approvato, e abbondantemente propagandato, due importanti pacchetti legislativi, il DGPR e l‘AI Act, l’Europa è sostanzialmente assente dal dibattito internazionale sull’ IA, nonostante che il Papa e le Nazioni Unite abbiano chiaramente indicato quale dovrebbe essere il prossimo percorso:

-un pacchetto negoziale basato su un trattato generale applicabile al civile e al militare, al pubblico e al privato, da elaborare fin da subito;

-creazione di un’Agenzia Internazionale delle Nazioni Unite sul modello dell’ AIEA.

La realtà è che gli Stati Uniti e i GAFAM non cessano di fare pressione sugli Stati membri e sulla Commissione perché si segua invece un percorso diverso:

-postposizione del trattato;

-esclusione delle imprese private e del militare;

-firma solo da parte dei Paesi occidentali.

Un trattato  così depotenziato non servirebbe a nulla in quanto:

-il pericolo più grave è costituito dall’ uso militare dell’ IA, su cui si deve trovare un accordo anche con la Cina e con la Russia;

-il secondo è costituito dal controllo dei GAFAM su tutte le società umane, che non viene contrastato con vaghe enunciazioni di principio;

-manca del tutto un risvolto culturale, educativo e formativo fuori dal conformismo tecnocratico e moraleggiante imperante.

Se vi è oggi una “missione culturale dell’ Europa”, essa è quella di svelare che l’attuale “mainstream” occidentale, che trae le sue “radici” dal Vecchio Mondo, non è -che si tratti del “wokismo” o del tradizionale atteggiamento WASP-, un fenomeno universale, bensì un qualcosa di tipicamente americano (“the Dissidence of Dissent”, per dirla con Huntington), che ha estremizzato a tal punto vecchie idee europee del messianesimo, del relativismo e della democrazia, dal renderle insostenibili e irriconoscibili.

In questa luce, occorre, come proponevano gli autori sopra citati e come propone oggi  Cacciari, studiare e  rivalutare le culture asiatiche, anche se la soluzione indicata nell’ articolo di cui sopra ci sembra troppo semplicistica:”L’Autorità non sta nelle mani di un Capo, né in un Paese né sulla faccia della terra, ma è la Relazione stessa, sono le norme e le leggi che la stabiliscono e regolano e che tutti riconoscono perché vedono in esse le garanzie della loro stessa pace.”Questa è infatti semplicemente la definizione del “Dao” contenuta nel Dao De Ching di Lao Tse e nei Classici Confuciani.

E, secondo Cacciari, questa costituirebbe addirittura la fine del dissidio fra Destra e Sinistra (se non della pace mondiale) Ma qui cadiamo di nuovo in una prospettiva utopica. Infatti, il Dao è il risultato della dialettica fra Yin e Yang (maschile e femminile) proprio quella che la cultura woke vuole eliminare. E, infatti, Mao pensava che la dialettica destra-sinistra sia ineliminabile. Cacciari è ancora nostalgico della Fine della Storia, solo che, invece di concepirla secondo il “mainstream” occidentale, la concepisce secondo il filone cinese della “Grande Armonia” (“Datong”).

Comunque, il mondo multipolare non può, per definizione, essere dominato da una sola cultura, fosse pure la millenaria cultura cinese, che sembra avere comunque la meglio in una prospettiva di lungo termine. Questo perché il compito che attende la nuova generazione è assolutamente inedito, e richiede un contributo intellettuale di tutti, al di fuori della portata di ogni singola cultura. Del resto, più saggio appare l’approccio islamico, secondo cui “se Dio avesse voluto, avrebbe fatto di noi un’unica setta”.

Ciò che l’Europa può fare è essere il catalizzatore, il “Trendsetter”, di questo dibattito mondiale (come voleva l’attuale Commissione, che però non sapeva neppure da dove cominciare, perché manca dei necessari presupposti culturali e della necessaria indipendenza politica).

Per fare ciò, l’Europa deve avere una propria identità, che non può essere, né quella americana, né quella cinese, né quella islamica. Essa deve riscoprire senza paraocchi l’integralità la propria cultura, che non è solo una sommatoria di razionalismo greco, di legalismo romano e di monoteismo giudaico-cristiano, ma anche lo spirito dionisiaco dei nomadi delle steppe, il misticismo euro-islamico, la pasionarnost’ slava, lo spirito critico degl’intellettuali indipendenti, classificati abusivamente come “illuministi”…Basta con le censure a Omero, Ippocrate, Erodoto, Eraclito, Socrate, Tacito, Jordanes, i Provenzali, Machiavelli, i Gesuiti, Nietzsche, Soloviov, Dostojevskij, Simone Weil, Burgess…

Solo sulla base di un’antropologia personalistica assertiva e critica (opposta alle cosiddette “Educazioni anti-autoritarie”, e soprattutto alla “cultura woke”), il singolo cittadino potrà avere la forza intellettuale e di volontà necessaria per opporsi al determinismo della tecnocrazia e alle coercizioni quotidiane della rete e del “politicamente corretto”.

L’Europa nel suo complesso dev’essere libera di confrontarsi alla pari, senza complessi d’inferiorità, con gli altri continenti (“orgogliosamente volta al mondo” come scriveva Vörösmarty)  : con l’ America, certo, ma soprattutto con la Russia, con la Turchia, con Israele, con l’Islam (con i quali essa è intrinsecamente connessa), con la Cina, l’India, il Sud-America…, prendendo spunto, ove sia necessario, da tutte le alte culture.

Innanzitutto, deve uscire al più presto da questa guerra fratricida, motivata da un falso confronto fra l’Europa ortodossa e quella romano-germanica inventato a tavolino dai think tanks americani (Huntington), e deve fare anche di tutto per fare terminare quello fra Israele e il mondo mussulmano, che è alle soglie della sua casa.

Essa deve formulare su queste basi una sua proposta di pace, che veda l’Europa e la sua missione al centro del nuovo sistema multipolare, in quanto punto di equilibrio del “Parallelogramma delle Forze” mondiale. Per fare ciò, non può e non deve identificarsi unilateralmente con nessuno dei blocchi oggi in conflitto, come giustamente incominciano a suggerire alcuni intellettuali e politici.

Così, quando tutto ciò sarà finito, potremmo dedicarci alla vera battaglia del nostro tempo: quella per il controllo dell’Intelligenza Artificiale, intorno alla quale dovremmo coalizzare il mondo intero.

OGGI PRESENTAZIONE DEL LIBRO “ILLYRICUM ET MOESIA”, ORE 14.00 SALA ARANCIO

Oggi, presentazione del libro “Illyricum et Moesia”

SALONE INTERNAZIONALE DEL LIBRO

DI TORINO

INTERNATIONAL BOOK FAIR IN TORINO

18 maggio, Ore 14:00-15:00 18 May. 2:00 p.m- 3:00 p.m.

De Illyrico et Moesia

Percorsi Europei nei Balcani

Sala Arancio, GALLERIA VISITATORI

Pier Virgilio Dastoli, Riccardo Lala, Chiara Marchesini, Marco Margrita e Alessio Stefanoni

Associazione Diàlexis, CNA Torino e Movimento Europeo

Entra nella riunione in Zoom
https://us06web.zoom.us/j/85230016861?pwd=RmJCOWUxa2F1Mmg1K2RSdEV1ZXhQUT09

ID riunione: 852 3001 6861
Passcode: 312737

L’appuntamento delle 18 al Salone off è cancellato.

VI APETTIAMO TUTTI ALLE 14,00 IN SALA ARANCIO

RICAPITOLAZIONE E RETTIFICA DEL PROGRAMMA DELLE PRESENTAZIONI AL SALONE DEL LIBRO (Salone In e Off)

SALONE DEL LIBRO DI TORINO 2022

PROGRAMMA “CANTIERI D’ EUROPA”

SALONE IN

21 maggio, Lingotto,

Sala Arancio,ore 12.15

UN PONTE FRA EST E OVEST

PRESENTAZIONE DEL LIBRO: UCRAINA; NO A UN’INUTILE STRAGE 

 Con: Virgilio Dastoli,Riccardo Lala, Marco Margrita Alessio Stefanoni, Enrico Vaccarino

Attenzione: le credenziali Zoom sono state cambiate:

Ora: 21 mag 2022 12:00 AM

Entra nella riunione in Zoom

https://us06web.zoom.us/j/81381685241

ID riunione: 813 8168 5241

Sabato 21 maggio Centro Studi San Carlo, Via Monte di Pietà 1, ore 15.00

L’INTELLIGENZA ARTIFICIALE  NEI GIORNI  DEL CONFLITTO UCRAINO

PRESENTAZIONE DI: “ INTELLIGENZA ARTIFICIALE E AGENDA DIGITALE”, PENSARE PER PROGETTARE IL FUTURO

Con: Marcello Croce, Ferrante De Benedictis,Riccardo Lala,Marco Margrita, Enrica Perucchietti

Entra nella riunione in Zoom
https://us06web.zoom.us/j/89121340117?pwd=ajFZQ3NEdnlaWDVkUVEvRTAvTzdJZz09

ID riunione: 891 2134 0117
Passcode: 997292

Domenica, 22 Maggio,

Casa del Quartiere  di San Salvario, Via Morgari 10, ore 16.00

GALIMBERTI E CHABOD:

L’IMPRONTA DELLE ALPI OCCIDENTALI SU RESISTENZA ED EUROPA

DAL PASSATO AL FUTURO DELL’ EUROPA

PRESENTAZIONE DEL LIBRO: PROGETTI EUROPEI NELLA RESISTENZA

 Con Pier Virgilio Dastoli, Marcello Croce, Marco Margrita. Aldo Rizza, Alessio Stefanoni

Entra nella riunione in Zoom
https://us06web.zoom.us/j/86298136839

ID riunione: 862 9813 6839

LA SITUAZIONE IN UCRAINA CONFERMA LA CENTRALITA’ DEI NOSTRI DIBATTITI

Invito alla presentazione del 21/5/2022 al Salone del Libro

SALONE IN

21 maggio, Lingotto,

Sala Arancio,ore 12.15

UN PONTE FRA EST E OVEST 

Con: Virgilio Dastoli,Riccardo Lala, Marco Margrita Alessio Stefanoni, Enrico Vaccarino

PRESENTAZIONE DEL LIBRO: UCRAINA, NO A UN’INUTILE STRAGE 

RICCARDO LALA ti sta invitando a una riunione pianificata in Zoom.

Entra nella riunione in Zoom :
https://us06web.zoom.us/j/86298136839

ID riunione: 862 9813 6839 .Trova il tuo numero locale: https://us06web.zoom.us/u/kscAFeR7q

Un contributo sofferto, anche se indiretto, alla soluzione del problema più drammatico dell’oggi. 

L’opera affronta, con spirito costruttivo, un tema vessato quant’altro mai, in un’ottica poliedrica e anticonformistica, mostrando innanzitutto quanto le attuali controversie sull’ Ucraina siano la necessaria conseguenza della centralità geopolitica di quel Paese, da sempre punto d’incontro e di scontro delle più svariate tendenze etniche, culturali, politiche, religiose. Basti pensare ai Kurgan, alla Rus’ di Kiev, ai Cosacchi, al Cosmismo…

Dopo la battaglia del Principe Igor, fra Sloviansk e Izjum

1.La storia del volume 

Nel 2014, nel momento dell’Euromaidan e delle rivolte  nell’ Est e nel Sud dell’ Ucraina, avevamo raccolto fior d’ intellettuali per un dibattito, attraverso le pagine dei nostri “Quaderni di Azione Europeista”, circa la situazione conflittuale che si andava creando. Era nato così il volume n. 3-2014 dei nostri Quaderni di Azione Europeista (Ucraina 2014, no a un’inutile strage), Quaderni concepiti come  strumenti snelli per  un intervento corale su temi strategici per il futuro dell’ Europa, fuori, tanto dei consunti binari  del “mainstream”, che dei piagnistei inconcludenti degl’intellettuali che si pretendono “alternativi”.

Ricordiamo che l’organizzazione del Salone aveva annunziato di voler dedicare il Salone 2022 all’ Ucraina, ma, in realtà, il tema dell’ anno è stato definito come “Cuori Selvaggi”. Inoltre, nessuno tranne noi sta presentando un libro dedicato specificamente alla guerra in Ucraina.

Quanto il nostro “Quaderno” fosse profetico già nel 2014 dovrebbe risultare chiaro dal fatto che ci è bastato, sostanzialmente, togliere  l’indicazione dell’ anno 2014, per poter riproporre, sostanzialmente inalterata, un’opera che già allora aveva la non irrilevante ambizione di andare al di là del nascente conflitto, per guardare al futuro con uno sguardo ampio.

Già il titolo, “No a un’inutile strage”, con il suo richiamo all’arcinota frase con cui Benedetto XV° aveva stigmatizzato la 1° Guerra mondiale – una guerra contro l’Europa e le sue tradizioni-, era stato particolarmente profetico, in considerazione dell’interminabile conflitto ucraino, iniziato nel 2014, ulteriormente aggravatosi e che non sembra destinato a terminare a breve. Profetico soprattutto alla luce dell’esigenza, oggi sentita dalla maggior parte degli attori della politica, di trovare una via d’uscita alla guerra in corso.

Ma profetico soprattutto perché i punti di riferimento di fondo non sono cambiati rispetto al 2014.

La moschea di Roxana e Solimano a Mariupol

2.I contenuti

Basta, per comprenderlo, scorrere l’elenco degli articoli di cui quell’ opera si compone:

“Dall’ ‘allargamento’ al ‘completamento’ dell’ Unione”, introduzione dell’Associazione Diàlexis:    mette in luce la straordinaria convergenza, sull’ area ucraina, di una pluralità di tradizioni, culture, pretese, interessi, che ne ha fatto da sempre una delle aree più centrali dell’ Europa, la quale  avrebbe dovuto essere, in particolare, al centro della Confederazione Europea proposta, nel 1989, da Gorbaciov, Mitterrand e Giovanni Paolo II, mai attuata, ma oggi ripresa da molti, a cominciare dal Presidente pro-tempore del Consiglio Europeo, Macron, in occasione della seduta conclusiva della Conferenza sul Futuro d’ Europa;

-“Tra l’agitazione ucraina e la zona aerea d’identificazione cinese”, di Giovanni Martinetto: pone in evidenza già fin da allora la stretta connessione fra il conflitto ucraino e le tensioni fra Cina e Stati Uniti sul Mar della Cina, che rendevano, e rendono, vieppiù improrogabile,  una struttura coordinata fra USA, Europa e America, necessaria per partecipare attivamente alla gestione di un mondo dominato sempre più dagli stati-civiltà;

“Come impedire lo smembramento dell’ Ucraina”, di Lucio Levi: fa giustamente notare che un’ Ucraina “federalizzata” (come quella a cui aveva pensato il “Partito delle Regioni” avrebbe potuto essere il centro ideale dell’ auspicata Federazione Europea;

-“La restaurazione del Califfato?” di Franco Cardini: mette in evidenza uno dei principali elementi geopolitici al centro della crisi attuale-il ritorno della Turchia, o meglio del suo Impero- che si sta qualificando sempre più come un’autonoma potenza europea, capace di respingere le ingerenze americane, di moderare la Russia e l’ Ucraina, di utilizzare i suoi poteri sugli Stretti e nella NATO, di produrre efficaci tecnologie militari. Ricordiamo che, a Mariupol, si trova la Moschea di Roxana e Solimano, a ricordare l’origine ucraina dell’imperatrice ottomana, e dove si sono rifugiati, durante i combattimenti, i mussulmani presenti in città;

-“Una strategia dell’ Unione Europea per la crisi dell’ Ucraina”, di Alfonso Sabatino: invocava già allora un’inesistente azione diplomatica per creare un quadro europeo di sicurezza, che nessuno si è preoccupato, invece, di creare, mentre solamente la tardiva proposta “in quattro fasi” del nostro Governo alle Nazioni Unite sembra oggi riproporre;

-la Dichiarazione del Movimento Federalista Europeo sulla Crisi Ucraina: attribuiva all’ Unione Europea la massima responsabilità per la crisi, in quanto era stata la carenza di un’adeguata Politica Estera e di Difesa dell’ Europa ad avere aperto un vuoto, in cui si è inserita l’attuale destabilizzazione;

-la “European Charter for  regional or minority Languages”: approvata fin dal 1992, la sua applicazione avrebbe impedito la nascita stessa del problema delle minoranze linguistiche russofone in Ucraina, Moldova, Georgia e Paesi Baltici, e, di conseguenza, le guerre della Cecenia, della Transnistria, dell’ Abkhazia, dell’Ossezia e del Donbass.

Siamo nuovamente riuniti per discutere gli stessi temi di allora, avendo sotto gli occhi i risultati della mancata adozione di quanto da noi suggerito nel 2014, e non ci stanchiamo di sottoporre le nostre opere a chi ha poteri decisionali a questo proposito, nella speranza che, quand’anche in ritardo, i fatti stessi costringano tutti a prendere atto dell’ inevitabilità delle nostre proposte.

Intervenite numerosi, e aiutateci a diffondere, prima che sia troppo tardi, la consapevolezza di questi problemi!

O ДOНЧЕ! (O DONČE!/O DONETZ!)

E’ iniziata l’ennesima battaglia del Donbass.

I corpi dei caduti dopo la battaglia con i Polovesiani

“Уже бо выскочисте изъ дѣдней славѣ. Вы бо своими крамолами начясте наводити поганыя на землю Рускую”

(”Avete ripudiato l’antica della gloria. Con le vostre discordie avete aperto ai pagani  la strada verso le terre russe”).

(Il Canto della Schiera del Principe Igor)

La battaglia del Donbass si sta combattendo ormai presso i Laghi Salati (il “Kurort di Slaviansk”), dove, secondo il Canto della Schiera del Principe Igor,  c’era stato lo scontro fra i Kievani e i Polovesiani, e comunque presso Raygorodok, dove sarebbe stato posto l’accampamento dei Polovesiani, che avevano allestito le famose danze in onore del principe prigioniero.

E’ strano che, in una guerra che si sta giocando in gran parte intorno alla storia, tutte le parti in causa ignorino un fatto così importante dal punto di vista simbolico, così come altri due fatti fondamentali: il Donbass ,  coincide infatti anche, in gran parte, da un lato, con l’area della repubblica anarchica della Makhnovscina (il fronte passa anche per Huiapole), e, dall’altro, esso era stato teatro dell’ avanzata italiana nell’ ambito dell’ Operazione Barbarossa; infine,  esso è anche molto vicino a Nikolajevka, vale a dire a quella “Sacca del Don” dove, durante la ritirata, morirono molti soldati dell’ Asse, in primo luogo i nostri alpini. Il tutto, all’interno dell’ antica Sarmazia, a cui accenna l’ultramoderno missile russo “Sarmat”, lanciato l’altra settimana.

Forse perché, mentre i “Rus’” sono descritti, nel Canto, come una nazione unitaria, per quanto distinta fra diversi principati, il Donbass viene invece attribuito inequivocabilmente ai loro  antagonisti polovesiani. Infine, tutto il “Canto” è praticamente una perorazione, rivolta ai principi della Rus’, per una lotta contro i “pagani”, che per altro sono strettamente imparentati con i principi della “Rus’”. Dunque, questa narrazione non si presta a nessuna delle due opposte propagande di guerra. Semmai, avrebbe un maggiore senso per i Turchi (che, infatti, a Mariupol hanno la loro importante “moschea di Roxolana”, scenario di varie vicende belliche). Del pari, spiace in Italia associare il Donbass a Nikolajevka, perché il ricordo dell’ Operazione Barbarossa sembrerebbe confermare le accuse all’Occidente di voler “colonizzare” la Russia, nonché avvalorerebbe le accuse russe al “neonazismo” ucraino, accrescendo l’”appeal” dei “rosso-bruni” nostrani. Infine, nessuno ricorda più la Makhnovśćina, perché l’anarchismo non ha mai avuto buona stampa, né in Russia né in Ucraina, ed, oggi, anche  il suo ricordo rischierebbe di incoraggiare il “putinismo di sinistra”.Infine, non occorre dimenticare che il Sarmatismo, uno dei principali sforzi nella storia per affermare un’identità europea-orientale, esercita ancor oggi il suo fascino specie in ambienti atlantisti, attraverso l’eredità di Brzezinski.

Resta il fatto che questa guerra, e questa regione del mondo, dovrebbe sollecitare una seria riflessione, oltre ovviamente, che  sulla pace e sulla guerra,  sui popoli e la loro natura, confini e organizzazione.

Statua polovesiana nel Donbass

1. Il canto della Schiera del Principe Igor

Ha per argomento la sconfitta di un esercito  della Rus’, avvenuta nel 1185 ad opera dei Polovesiani o Cumani (in Russo, Polovcy), un popolo di origine turanica, stanziato a nord del Mar Nero, noto soprattutto per le Danze Polovesiane, inserite nell’ opera lirica “Il Principe Igor” di Borodin,riciclate poi dagli Americani sotto il titolo di “A Stranger in Paradise”

Scritto forse poco dopo gli eventi narrati, il poema si staglia quasi come un unicum nella letteratura antico-russa, in una prosa ritmica, straordinariamente ricca di allitterazioni, metafore, ambiguità testuali. Un’altissima poesia, coincisa, evocativa, fatta di immagini tumultuose, s’intreccia con dolenti riflessioni sulla situazione politica della Rus’ kievana, dominata dalle lotte intestine tra i principi, sulla conquista del potere e sui cinici meccanismi dell’arte del governo e della diplomazia. Sembra proprio di vedere l’attuale guerra russo-ucraina. E, in effetti, le guerre non sono mai cessate nel “Corridoio Pontico” fra l’ Europa e l’ Asia: il bellicoso popolo Yamnaya, i popoli dei Kurgan, gli Sciti, i Sarmati, gli Argonauti, i Persiani, i Goti, i Khazari, i Mongoli, i Tatari, i Polacchi, gli Ottomani, i Cosacchi, i Russi, gli Svedesi, Napoleone, gl’Inglesi, il Regno di Sardegna, gli Austro-tedeschi, i nazionalisti,  i Rossi, i Bianchi, i Nazisti, l’ARMIR, la Légiòn Azul, l’UPA, l’Armia Krajowa, l’Armata Rossa, il Pravy Sektor, le Repubbliche del Donbass, il Battaglione Azov, l’esercito ucraino, quello russo, i mercenari, la NATO, i Ceceni…

Nel Canto, spiccano indimenticabili sprazzi di umanità: per quanto ingigantiti dall’esagerazione epica, le emozioni dei personaggi fremono e vibrano su tutte le corde della natura umana, che, nonostante il diversissimo clima culturale, sembrano rivivere oggi nel contesto tragico di questa guerra, altrettanto difficile da comprendere. La sete di gloria, l’eroismo, la nostalgia, la disperazione, il cordoglio, emergono prepotenti sullo sfondo di un ambiente naturale che sembra accordarsi alle emozioni dei personaggi. Il testo risente moltissimo – anche se forse soltanto per aderenza a un tipo di poesia epica – dell’antico spirito pagano: le forze della natura sono vive e titaniche; il principe Igor’ può dialogare  direttamente con il fiume Donetz,  simbolo del mito fondatore panrusso, e la mesta Jaroslavna può effondere il suo lamento al sole e al vento dalle mura di Putivl’, sostanzialmente al centro della zona  di partenza russa per l’ “Operazione Speciale” in corso. L’ideologia pagana affiora sotto molti aspetti, dando l’idea di una stratificazione piuttosto complessa di idee e concezioni. Al livello più evidente, abbiamo varie citazioni di antiche divinità slave, quali Daz’bog, Stribog, Veles, Trojan. La poesia trasfigura eroi e cantori in lupi e in falchi, e quelle che sembrano similitudini poetiche sono forse l’eco di antiche concezioni venate di sciamanesimo, che riappaiono nelle metafore usate ancor oggi, come per esempio “l’orso russo”.  Questi riferimenti alle antiche divinità hanno allo Slovo di valore euristico inestimabile inestimabile per lo studioso cazaco Olžas Omarovič Sulejmenov (Olžas Omarulı Sülejmenov) il quale, nel suo libro Az i Ja, ha sostenuto che molti dei loci obscuri dello Slovo possono essere  compresi solo analizzando il poema da un punto di vista turcofono. Anche l’inserzione  di riferimenti scandinavi, e, in generale, di tutta l’ Europa, fa pensare a interpolazioni. Tutto ciò avvalora la tesi che, nei popoli russo ed ucraino, vi siano forti componenti (storiche, culturali ed etniche) uralo-altaiche. Basti pensare ai nomi di Chaaadajev, Diaghilev, Frunze, Kaganovich, Chapaiev, Achmatova, Chagal, Gumiliov, Gagarin,  Nureyev,  Shoigu….

Sotto molti aspetti , il Canto si apparenta alla contemporanea epica europea e medio-orientale, e, in primis, al Nibelungenlied  e al Kudrunslied, al   Cantar de Mio Cid e alle Gesta Regum Britanniae (anch’essa al confine fra le  visioni del mondo pagane e cristiana), confermando il carattere europeo fin dal nascere delle culture russa e ucraina.

I Peceneghi ungheresi sono i Polovesiani

2.La Rus’ di Kiev e i Polovesiani

La Rus’ di Kiev era una federazione politica medievale situata nell’area delle odierne Bielorussia, Ucraina e la parte più occidentale della Russia. La denominazione “Rus’ di Kiev” (Kievskaja Rus’), del XIX secolo,  ha lo stesso significato di “Terra dei Rus’” (Ruskaja Zemlja), nome con il quale la regione era conosciuta nel Medioevo, e tuttora usata ora dal Patriarca Kirill a sostegno dell’ idea russa di unicità del popolo slavo-orientale.

I Rus’(Variaghi) , menzionati per la prima volta negli Annali di Saint-Bertin e nella Racconto degli anni passati, del XII secolo, una cronaca in lingua “drevno-ruskij”, provenivano dal Baltico, ma la loro etnia non è mai stata stabilita con sicurezza. Nella  la Cronaca, sono identificati come  Svedesi, Normanni, Inglesi  , Goti. In Norreno: Væringjar, da vár, pegno; in Greco :ΒάραγγοιVárangoi; in Slavo Ecclesiastico :варяже, varyazhe or варязи, varyazi; in Inglese Antico  wærgenga; in Francone:  wargengus  e, in  Langobardo, waregang. Dal 1°° secolo, moltiVariaghi”  furono mercenari nell’ esercito bizantino, e la “Guardia Variaga” costituì la guardia del corpo dell’ Imperatore.

La Cronaca  racconta come, a metà del IX secolo, la gente abitante nell’ area che sarà poi chiamata “Rus’” aveva invitato i “Rus’” a governare e mantenere l’ordine nel loro paese. Tre fratelli, uno dei quali si chiamava Riurik, accettarono l’invito e fondarono la dinastia dei Riurikovici, che sarebbe durata per oltre 700 anni. Intorno al 750,  si era stabilito un insediamento variago a Staraja Ladoga, vicino alla Finlandia. Igor, il figlio  di  Riurik aveva  spostato la capitale da Novgorod a Kiev (882 circa), da dove i “Riurikovici” governarono collettivamente le città della “Rus’”, ruotando fra i vari Principati.

Quando l’imperatore bizantino Basilio II ( che regnò dal 976 al 1025) chiese al Gran Principe Vladimir di Kiev un aiuto militare per difendere il suo trono, Vladimir chiese in matrimonio la sorella di Basilio, Anna. Il matrimonio fu approvato a condizione che Vladimir si convertisse al Cristianesimo (il “Battesimo della Rus’ di Kiev”).Quest’ultima  cadde poi in mano ai Mongoli tra il 1237 e il 1242, in seguito al che si svilupparono  le distinte “nazioni” bielorussa, russa e ucraina.

I Polovesiani (Kipchak, Cumani, Kun) erano un popolo turcico, che abitava il Desht-i-Kipchak (Steppa Polovesiana),  dall’ Irtysh (nella Siberia Orientale), al Danubio, passando per il centro dell’attuale Ucraina. La loro capitale era Sharukan, presumibilmente presso Raygorodok (“il villaggio del Paradiso”), presso Slaviansk, proprio dove si sta ora combattendo più animatamente.

Come testimoniato proprio dal Canto,  Kievani e Polovesiani intrattenevano rapporti strettissimi ed erano fra di loro imparentati.

Ancor oggi, in tutti i musei del Donbass ci sono molte statue polovesiane, simili a quelle dell’antico regno dei Turchi Azzurri, ritrovate sulla loro montagna sacra, in Mongolia.

I Polovesiani e altri popoli affini (Peceneghi, Cumani, Jassiani) furono travolti dai Mongoli e si trasferirono in gran parte in Ungheria, dove crearono la provincia della “Piccola Cumania” (Kiskunhalas). Nella visione del romanziere ungherese Ferenc Herceg, i Peceneghi costituirebbero il vero e proprio simbolo  degl’indomiti popoli pagani delle steppe, rimasti indenni dalla forzata cristianizzazione degli Ungheresi.

Fu pecenego anche il “Nobile Baibars”, lo schiavo  divenuto sultano d’Egitto, il cui nome, in lingua Qipchak, significa “Principe-Tigre”.

L’anarchico ucraino Makhno

2.La Makhnovśćina

Durante la Guerra Civile Russa, l’area fra Mariupol e Volnavakha aveva fatto parte della repubblica anarchica di Hulia-polie, sotto la guida di Nestor Makhno, mentre la parte orientale dell’ Ucraina faceva parte della Repubblica del Donetz e di Krivoj Rog, la Crimea era occupata dai generali  “Bianchi” Denikin e Vrangel’, a Kharkov c’era una Repubblica sovietica, e in Galizia una repubblica filotedesca creata con la Pace di Brest-Litovsk.

Durante un casuale incontro con Lenin,  espresse la differente visione della società tra anarchici e bolscevichi apparve con tutta la sua evidenza:

« Lenin mi rispose allora: il fatto è che i vostri contadini sono contaminati dall’anarchia. È un male? gli risposi. Lenin mi chiese poi dei distaccamenti rossi, della loro lotta eroica contro l’occupante, della mancanza di sostegno dei contadini. Temo, compagno Lenin, che siate male informato, risposi. I vostri gruppi restano lontani dalle strade e non combattono nelle campagne, come potete pensare che i villaggi vi sostengano? Non li vedono mai. Lui si mise a ridere: voi anarchici scrivete e pensate al futuro, siete incapaci di pensare al presente.» Ed ecco l’inno di Makhno: “Makhnovśćina, Makhnovśćina,Le tue bandiere sono nere nel vento, Nere come il nostro dolore, rosse del nostro dolore,
Sulle montagne e nelle pianure,
Alla neve e nel vento.

Attraverso l’Ucraina, insorgono i nostri partigiani
La primavera dei Trattati di Lenin ha consegnato l’Ucraina alla Germania;
In Autunno hanno disperso al vento la Makhnovśćina;

L’Armata Bianca di Denikin è entrata in Ucraina cantando,

Ma ben presto la Makhnovśćina l’ha dispersa nel vento.
Makhnovśćina, Makhnovśćina,

Che hai combattuto in Ucraina contro i Bianchi e i Rossi;
Makhnovśćina, Makhnovśćina,

Armata nera dei nostri partigiani, che voleva cacciare tutti i tiranni
Per sempre dall’ Ucraina. Makhnovśćina….”  
La ritrata dell’ ARMIR

3.La “Sacca del Don”

Qualche giorno fa, nel più completo silenzio, è stato approvato al Senato italiano il disegno di legge che istituisce la Giornata Nazionale della Memoria e del Sacrificio degli Alpini . Il provvedimento ha avuto 189 voti favorevoli, nessun contrario e un astenuto.  L’intento è di celebrare la Giornata il 26 gennaio di ogni anno in ricordo dell’eroismo dimostrato dal corpo d’armata nella battaglia di Nikolajevka del 26 gennaio del 1943, durante la seconda guerra mondiale. Gli bersaglieri, recandosi sul Don, erano avanzati attraverso Donetzk (Stalino/Staline) e, al contempo, calando da nord, la “Pasubio” si era aperta la strada verso la città combattendo contro agguerrite truppe motorizzate sovietiche. La battaglia di Nikolajevka, combattuta il 26 gennaio 1943, fu un feroce scontro tra le incalzanti truppe sovietiche e le forze residue dell’Asse in caotico ripiegamento dopo la sconfitta di Stalingrado e costituì la fase cruciale e risolutiva della ritirata, determinando l’annientamento delle truppe italiane dell’ ARMIR, decimate da morti, feriti e prigionieri, con una minima parte in grado di uscire dalla “sacca”.

Dopo la resa di Stalingrado, gli Italiani dell’ ARMIR  si ritirarono verso Occidente lungo una direttrice lievemente a nord del Donbass, passando per Nikolajevka: il 26 gennaio 1943 gli alpini e i rimanenti cannoni d’assalto tedeschi si scagliarono con le ultime energie contro le linee sovietiche e, alla fine della sanguinosa battaglia di Nikolajevka riuscirono finalmente a rompere l’accerchiamento. Come noto, un certo numero di reduci passò dalla parte dei partigiani, e un distaccamento aveva addirittura tentato di catturare Hitler e Mussolini.

Ovviamente, anche l’idea di celebrare Nikolajevka, il giorno prima della Giornata della Memoria, ha dato luogo a polemiche, dato che molti vi hanno visto un tentativo di banalizzare la Shoah, esaltando le truppe dell’Asse impegnate nell’Operazione Barbarossa. Tutto ciò sullo sfondo della rivalutazione del collaborazionismo ucraino, quale premessa alle attuali azioni della destra ucraina e del Battaglione Azov, che ricordano molto le modalità della resistenza a Stalingrado di von Paulus (che però, alla fine, non solo si arrese, ma addirittura passò ai Sovietici senza perdere il suo grado, e concluse la sua carriera in Germania Est).

Come si vede, i missili russi colpiscono un po’ dovunque all’ impazzata, anche nell’ immobile stagno delle politiche italiane della memoria.

Il “sarmatismo” della Confederazione polacco-lituana

4.Sarmat”, Sarmatismo

Ieri è stato effettuato il primo lancio ufficiale del missile balistico intercontinentale ipersonico russo “Sarmat”, dal nome del popolo che abitava anticamente l’Ucraina. E’ singolare la scelta di questo nome, legato all’Ucraina, alla Lituania, alla Polonia e alla Prussia.

Con un raggio d’azione di circa 18.000 km, il Sarmat è in grado di colpire qualsiasi punto del globo eludendo le difese  ABM statunitensi oggi in servizio, semplicemente ricorrendo ad una traiettoria che passi al di sopra del polo, zona non coperta da alcun apparato radar di “early warning” o sistema missilistico difensivo.

Lo sviluppo del nuovo ordigno era stato decretato nel 2010, In risposta allo schieramento dei missili antimissile statunitensi GMD, e dell’avvio da parte del Pentagono del programma Prompt Global Strike (PGS), nel 2009. Per garantire la sopravvivenza del sistema d’arma, il tempo di preparazione al lancio previsto è di 1 minuto, riducendo notevolmente la probabilità di essere colpito nel silo da un attacco preventivo nemico lanciato da sommergibili. A difesa dei siti di lancio è prevista l’installazione del sistema “Mozyr”, formato da un insieme di cannoni che sparano una “nuvola” di piccoli proiettili, costituiti da cilindretti di metallo che a una quota di 6 km d’altezza rilasciano 40.000 palline del diametro di 3 cm.

Lo sviluppo di sistemi d’arma sempre più sofisticati sta costringendo almeno qualcuno in Europa (compresi vari generali in congedo), a discutere sullo stato increscioso delle nostre difese antimissile, che contrasta in modo impressionante con l’inopinata presenza sui nostri aerei di testate nucleari comandate dall’ America, in palese spregio del Trattato anti-nucleare delle Nazioni Unite entrato in vigore l’anno scorso, ma non firmato dall’ Italia, che ci espone ad essere i primi destinatari dei missili russi. Laura Boldrini sta molto opportunamente preparando un progetto di legge a questo proposito, ma mi sembra molto improbabile che il Parlamento lo approvi.

I Sarmati, che come altri “barbari” a partire dal II-III secolo avevano ottenuto di stabilirsi nel territorio dell’Impero; in cambio dovevano fornire soldati per l’esercito romano. La Notitia Dignitatum attesta la presenza in Italia, nei primi anni del V secolo, di 15 colonie militari di Sarmati, soprattutto nella pianura del Po, sotto il comando di un Praefectus Sarmatarum Gentilium. Una di queste guarnigioni era stanziata nell’odierna provincia di Cuneo, a Pollentia (oggi Pollenzo), nota per essere stata teatro nel 402 della battaglia tra i Visigoti di Alarico e i Romani, fra le cui file erano presenti cavalieri Sarmato-Alani (e oggi sede dell’ Università del Gusto). In seguito si sarebbero spostati dove oggi sorge il piccolo paese di Salmour.

Nella Confederazione Polacco-lituana si credeva che molti nobili fossero in qualche misura discendenti dei Sarmati. In particolare, gli “Ucraini” di quel periodo affermavano di essere discendenti dei Roxolani e dei Khazari turchici. I loro antenati avrebbero asservito gli Slavi nativi e, come i Bulgari in Bulgaria o i Franchi germanici che conquistarono la Gallia (Francia), alla fine avrebbero adottato la lingua locale. La nobiltà giunse quindi a credere di appartenere a un popolo diverso  dagli Slavi che governavano: la “Nazione Aristocratica” (“Herrenvolk”). Gli studiosi moderni hanno scoperto  prove che mostrano che effettivamente gli Alani, un popolo tardo-sarmatico che parlava un idioma iranico (oggi, gli Osseti, divisi fra le Repubbliche dell’Alania russa e Ossetia “alleata”, centro di un altro conflitto post-sovietico), avevano effettivamente assoggettato prima del VI secolo le tribù slave nell’Europa orientale, e che questi “Sarmati” formavano effettivamente la classe dominante dell’area. Nella sua pubblicazione del 1970 “The Sarmatians” (nella serie “Ancient Peoples and Places”) Tadeusz Sulimirski (1898–1983), discuteva  queste prove dell’antica presenza sarmatica nell’Europa orientale, ad esempio, i ritrovamenti di vari oggetti funebri come ceramiche, armi e gioielli.

In Europa, Hürrem Sultan, l’unica imperatrice ottomana, è conosciuta come Roxelana, nome attribuitole dall’ambasciatore di Amburgo, il  quale sosteneva che fosse originaria dell’attuale Ucraina e si chiamasse in realtà Alexandra. Roxolana era il nome in Latino della sua terra di origine, la “ Roxolania” (Rutenia), dal nome di una tribù sarmata. Infatti, i poeti polacchi dell’ epoca scrivevano le poesie “Roxolanae” in onore delle damigelle ucraine.

Aleksandra era stata ceduta dai Tatari di Crimea ai mercanti di schiavi genovesi di Caffa, che  portarono la ragazza, allora probabilmente quattordicenne, al loro mercato degli schiavi di Costantinopoli nel distretto Genovese di Pera e Galata , dove fu “acquistata” dall’Harem del Solimano il Magnifico.

Nel XIX secolo la cultura sarmatista della Confederazione polacco-lituana fu ritratta e popolarizzata da Henryk Sienkiewicz nella sua trilogia: Col ferro e col fuoco (Ogniem i mieczem), Il diluvio (Potop) e Il signor Wołodyjowski (Pan Wołodyjowski). Perfino Nietzsche, teorico per eccellenza  dell’aristocrazia europea,  pretendeva di discendere dalla Szlachta e si atteggiava a “sarmata”, in particolare  con i suoi baffi “a manubrio”, tipici  della piccola aristocrazia polacca e dei Cosacchi. Sosteneva anche che il suo cognome originario fosse Nitzski.

Il Battaglione Azov, elemento fondante del nazionalimo ucraino

5.”Nation Building”

Come risulta dai fatti precedentemente citati, anticamente non c’era una distinzione fra Russi, Bielorussi ed Ucraini. Questo fatto può evidentemente portare alle due diverse conclusioni: (i)i tre Paesi sono uno solo, come sostengono Sol’zheitzin e Putin, oppure che (ii)sono distinti e contrapposti, come sostengono Shevchenko e Zelenskii.

I primi fanno leva soprattutto sul fatto culturale: la letteratura, la musica, la politica, russe ed ucraine sono praticamente identiche (La “Cronaca” e il “Canto”, la lingua “drevno-ruski”, i Cosacchi, Gogol’, Trockij, Khrusciov,Brezhniev). I secondi, sull’ etnos: i Moscoviti sarebbero una sintesi di Finnici e Mongoli, mentre gli Ucraini sarebbero una sintesi di Slavi e Germani. Questo avvicina paradossalmente la “metanarrazione” dell’Ucraina “post-Maidan” a quella del Mein Kampf, paradossalmente perché l’obiettivo storico centrale di Hitler era proprio la distruzione di tutti i Paesi slavi orientali (da trasformarsi nel terreno principale d’insediamento dei Tedeschi, il Lebensraum), anche se il vero e proprio “genocidio” avrebbe dovuto colpire soprattutto “la Russia del Nord”. La prima fase del Generalplan Ost comprendeva proprio l’Ucraina centrale (“Gothenland”) e la Crimea “Mark Thaurid”). Gli Ucraini avevano anche sviluppato, sulla base di quella nazista, tutta una loro teoria razziale ucraina, e si erano distinti per operazioni di pulizia etnica, tanto contro gli Ebrei, quanto contro i Polacchi. Questo  fa parte della controversa storia dell’ OUN, dell’ UPA, del Battaglione Azov e delle lotte interne alla Germania nazista a proposito del ruolo dell’ Ucraina nel Nuovo Ordine Europeo. Si sta vedendo quanto siano centrali queste memorie in tutte le guerre attualmente in corso, che sorprendentemente tutti tendono a dimenticare in questo caso, mentre ciò non succede certo in tutti gli altri casi di collaborazionismo.

Tutto quanto sopra dimostra quanto le dispute culturali o giuridiche sui “confini” delle “nazioni” siano sempre state (e continuino ad essere) pretestuose, perché i “confini” cambiano continuamente, e le “nazioni” non sono l’unica forma di organizzazione “politica”. Esistono anche le famiglie, le città, clan, le leghe, le tribù, le classi, i regni, i partiti, le allenze, gl’imperi,le Chiese,gli Stati-Civiltà …Chi invoca l’”essenza” di una “nazione” lo fa in genere in modo strumentale (l’”Anglo-saxon idea”; la “laicité à la Francaise; la “romanità” dell’ Italia). Basti pensare alle differenze fra America, Inghilterra, Irlanda, Scozia, Galles; fra lo spirito giacobino e quello vandeano…E poi, l’Alto Adige, l’Istria, la Dalmazia, sono “intrinsecamente” italiane, tedesche, austriache, slovene, croate? Infine, l’idea moderna di “nazione” non è europea, bensì americana: nasce con la Rivoluzione Americana, per essere poi trapiantata in Francia, Grecia, Germania, Italia, Finlandia, Polonia, Belgio, Ungheria, Sudamerica, e negl’Imperi russo e austro-ungarico, e imposta con un movimento violento di “Nation Building”(il deputato Barère, il Trail of Tears, la strage di Tripolitsa, la spedizione dei “Mille”,  la Guerra Civile americana, la Prima Guerra Mondiale, la strage armena, l’Olocausto, le Foibe, la cacciata dei Tedeschi Orientali, l’Operazione Vistola, le guerre dell’ ex Jugoslavia…

Invece, oggi, come chiarito, tra gli altri,  da Zhang Wei Wei e da Christopher Coker, ciò che conta sono gli “Stati Civiltà”:”Gli Stati europei non capiscono che gli Stati-civiltà sono distinti dagli Stati-nazione. Per uno Stato-civiltà, i cambiamenti politici significano poco. “

Gli “Stati-Civiltà”, metamorfosi postmoderna degli “Imperi”, sono chiamati a compiti  assolutamente differenti dagli Stati Nazionali: strategie culturali, politiche, economiche, militari, mondiali. Per essi, la conflittualità è permanente, perché essi sono impegnati contemporaneamente su tutti i fronti: Est-Ovest, Corea, equilibrio nucleare, Cuba, Vietnam, Afghanistan, Cecenia,  Irak, Bosnia, Kossovo, Georgia, Spazio, Artico, Ucraina…

Solo l’America, la Cina e l’India oggi di fatto lo sono (anche se spesso neppure essi in modo inequivoco), mentre la Russia, l’Europa e il mondo islamico non sono ancora riusciti a darsi un’identità sufficientemente forte de poter rappresentare sul piano mondiale la loro civiltà.

I Russi di oggi sono persuasi che, riunendo in un qualche modo “i cocci” dell’impero sovietico, essi potranno raggiungere la necessaria massa critica per essere uno “Stato-Civiltà”, evitando così, tanto la dissoluzione attraverso delle “rivoluzioni colorate” pilotate dalla NATO, quanto un lento assorbimento da parte della Cina. Gli Europei sembrano invece accontentarsi di essere un sub-assieme disorganico subordinato dell’Impero americano, che, secondo il “mainstream”, darebbe loro la tranquillità e il relativo benessere necessari per condurre un’ectoplasmatica vita “post-istorica”, senza capacità d’influire sulle sorti del mondo, ch’essi vogliono perciò considerare già decise a priori, “a prescindere, senza se e senza ma”. Noi siamo quindi parte dello “Stato-Civiltà” americano così come il Tibet, il Xinjiang, la Mongolia Interna, il Ningxia e lo Yunnan sono parte dello “Stato-Civiltà” cinese.

L’ascesa della Cina e la riottosità della Russia stanno dimostrando che “la Storia non è finita”, e che, pertanto, non è possibile, neanche per gli Europei, disinteressarsi delle sorti del mondo. Ché, anzi, oramai ogni frammento della nostra vita, dalla religione alla cultura, dall’ideologia alla politica, dall’ economia al lavoro, dalla casa al tempo libero, sono condizionati al 100% dallo “Scontro fra gli Stati-Civiltà”, attraverso le sanzioni, i profughi, l’escalation propagandistica.

Certo, le narrative geopolitiche di Russia ed Europa sono oggi fra loro molto distanti. Ma soprattutto, nessuna delle due è convincente, perché ambedue inconcludenti, e non adeguate all’ attuale stato del mondo. Infatti, esse non stanno portando, né l’una né l’altra, ad essere uno “Stato Civiltà”, come sarebbe oggi indispensabile per sopravvivere e come esse vorrebbero. La critica delle attuali narrative europee, russa e neo-ottomana deve costituire l’urgente strumento per la riscoperta dell’Identità Europea. Solo questa ci permetterà di ipotizzare una classe dirigente animata dalla difesa, con spirito unitario, delle particolarità dell’Europa, per opporci al Complesso Informatico-Militare.

Il simbolo del Battaglione Azov: Wolfsangel più Sole Nero

6. La “multi-level governance” al tempo delle macchine intelligenti

Il conflitto in corso è, fondamentalmente , parte di un conflitto fra i due unici Stati-Civiltà realmente esistenti: Gli USA e la Cina, combattuto, “per procura” da Russia e Ucraina. In situazioni di questo tipo, gli “Stati nazionali” tradizionali di stampo europeo (Inghilterra, Svezia, Finlandia, Germania, Polonia, Bielorussia, Ucraina, Francia, Italia, Ungheria, Serbia, Giappone, Australia),e la stessa Russia,  sembrerebbero  avere ancora un loro ruolo storico, come alleate o come avversarie degli Stati-Civiltà. Ma, in un mondo dominato dalle alte tecnologie, dove si collocano essi veramente?

Nel caso della Cina, essa segue la collaudata logica del “Tian Xia” quale codificato fin dai tempi della Dinastia Shang, o dei “cerchi concentrici”, che risale a Qin Shi Huang Di, vale a dire: Zhong Guo (Regno di Mezzo), province, ”concessioni”,  Stati tributari, Tian Xia (Ecumene): per esempio, Città  Metropolitana di Pechino, Province Ordinarie, Nazionalità, Province autonome, ”Una Nazione-due sistemi” (Hong Kong, Taiwan), CSO…

Nel caso dell’ America, c’ è qualcosa di simile (Stati federati, territori come Guam e Porto Rico, “alleati” NATO e AUKUS, Paesi sotto occupazione, come l’Irak e Okinawa)…(cfr. Immerwahr, l’Impero Nascosto).Almeno metà del globo fa parte di questo impero, come illustrato da Antonio Valladao (l’”America Mondo”). E’ proprio questo ciò che è oggi in discussione. Cina e Russia contestano che possa esistere un’”America-Mondo” che ingloba tutti i Continenti, come illustrato plasticamente dalla mappa del mondo dell’Esercito Americano, nella quale ogni parte del mondo fa parte di un comando americano, e come testimoniato dalle mosse americane negli ultimi anni (Prism, sanzioni a mezzo mondo, Patriot Act, Cloud Act, boicottaggio delle Nuove Vie della Seta, Endless Frontier Act…). La Cina e la Russia affermano ormai da gran tempo di non accettare un ulteriore rafforzamento dell’”America Mondo”, che si sta traducendo in un assedio “ibrido” nei confronti di più di metà del mondo e in un tentativo di loro strangolamento economico (come ben evidenziato nel recente conflitto). Questo rifiuto si è tradotto, nella recente dichiarazione congiunta di Pechino, nel lancio di un piano per sostituire l’attuale sistema internazionale, basato sulle alleanze dell’ America (l’”America-Mondo di Antonio Valladao), con un nuovo sistema multipolare. L’accettazione, da parte della FED, della continuazione delle forniture di gas russo all’ Europa, e, da parte della UE, del sistema di pagamenti in rubli, dimostra che questo progetto sta procedendo speditamente.

Ciò detto, dove si collocano oggi, in particolare, Russia, Ucraina ed Europa?

Il problema nasce dal fatto che l’Europa non è riuscita a realizzare la transizione fra gli Stati Nazionali ad una forma statuale continentale, foss’anche federale o confederale, come denunziato inutilmente da 70 anni dal federalismo europeo. In ciò sta il suo tipo specifico di particolarismo. Anche in Cina, in India e negli Stati Uniti, vi sono forti particolarismi, ma quelli europei sono così forti da rendere impossibile un’azione comune. Ai tempi della Battaglia di Teutoburgo, Roma sperava conquistare la Magna Germania, ma, dopo di essa, aveva rinunziato al Barbaricum. Jiri z Podebrad, re di Boemia, aveva poi addirittura inviato, nel XV Secolo,  come proposta, ai sovrani d’ Europa, il testo con tanto di timbri di un trattato per costituire un’organizzazione federale europea. Napoleone e Hitler avevano tentato di unire l’ Europa con la forza, a Alessandro I si era autoproclamato “Imperatore degli Europei”.

Tuttavia, (forse con la sola esclusione del periodo 1942-43) non vi è mai stato un momento in cui la maggioranza dei territori europei sia stata sotto il controllo di un unico potere, come invece successo nella Cina dei Qin, degli Han, dei Tang, degli Yuan e dei Ming, dei Ching, e sotto la Repubblica Popolare, o nell’ India dei Gupta, dei Maurya, dei Mughal e dell’ Impero Anglo-Indiano, oppure oggi, sotto il Bharat.

Le Comunità Europee, e, oggi, l’Unione Europea, sono stati due tentativi  di conciliare il tradizionale particolarismo europeo con l’esigenza di una gestione unitaria. Se tali tentativi erano stati assolutamente realistici negli anni ‘60 e ‘70 del ‘900, essi erano oramai insufficienti negli anni ‘80 e ’90, sotto la pressione della Perestrojka, e sono divenuti addirittura grotteschi nel XXI secolo, di fronte alla Società del Controllo Totale. Non per nulla, molti osservatori ritengono che l’Unione Europea abbia fallito il suo compito, in particolare nella crisi ucraina, dimostrando di essere solo un satellite degli USA.

In considerazione di quest’insufficienza, e della conferma del particolarismo europeo data dall’ emergere di ben precise soggettività della Russia, dell’Inghilterra e della Turchia, risulta più che mai indispensabile quella costruzione confederale ch’era stata proposta, alle Assise di Praga,  da Mitterrand e Gorbačev sotto l’egida di Giovanni Paolo II.

Questa sarebbe stata l’unica proposta sensata a conclusione della Conferenza sul Futuro dell’ Europa che si sta concludendo “grigiamente” (Mattarella). Come noto, oggi i più votati politici italiani (Letta, Meloni) stanno tentando per fortuna di appropriarsi di questa proposta, ma, intanto, la stanno deformando ideologicamente per farla diventare qualcosa di molto diverso.

Infatti, quella proposta aveva un senso solo se essa permetteva all’Europa, come diceva Giovanni Paolo II, di “respirare con i suoi due polmoni”, l’Europa Occidentale (con la sua cultura modernistica), e quella orientale (con la”pasionarnost”-per dirla con Gumilev- da una parte, del Ruskij Mir, e, dall’ altra, dell’ Euroislam).Crediamo che ci sarà molto da combattere su questo

“IL CUORE SANGUINA ANCORA”.

Al pettine tutti i nodi della crisi europea

Senza il “Tea Party”, non ci sarebbero state le “Rivoluzioni Atlantiche”

Voi – milioni. Noi – nugoli agguerriti.
Fateci guerra, o ardimentosi!
Sì, noi – gli asiatici! Sì, noi – gli Sciti,
Con gli occhi a mandorla e bramosi!

Noi – solo un’ora, voi secoli aveste.
Noi, servi docili e ubbidienti,
Fummo lo scudo tra le razze avverse
Dell’Europa e delle barbare genti!

Il vostro martello i secoli forgiava,
Coprendo il rimbombo della lavina,
E per voi una fiaba diventava
La distruzione di Lisbona e Messina!

Voi per centenni guardavate a Oriente,
Ammassando e fondendo i nostri ori,
E aspettavate il momento conveniente
Per puntarci contro i vostri cannoni!

E’ ora. Batte le ali la sventura,
E ogni giorno aumenta l’offesa,
E il momento verrà in cui nessuna
Traccia di Paestum resterà illesa!

O vecchio mondo! Finché non perirai,
Finché proverai un tormento amaro,
Rifletti, sii saggio, come Edipo vai
Davanti alla Sfinge col mistero arcano!

La Russia è la Sfinge. Esultante e afflitta,
Pur piangendo nero sangue con furore,
Essa ti guarda, ti guarda, ti fissa,
Con tutto il suo odio e tutto il suo amore!…

(Aleksandr’ Blok, “Gli Sciti”)

I Cosacchi scrivono al Sultano

Ancora una volta, oportet ut scandala eveniant. Proprio dagli eccessi della propaganda di guerra, di ambo le parti, potrebbe, e dovrebbe, nascere finalmente un dialogo senza pregiudizi e di alto profilo sull’autentica Identità Europea. Che non è affatto lineare, come vorrebbe il “mainstream” occidentale,  e come in fondo non vuole riconoscere nessuno (cfr. il nostro libro “10.000 anni d’identità europea”). Essa non comprende solo la “coscienza europea” occidentale, bensì anche, necessariamente, le culture dell’ Europa Centrale e Orientale.

Essa costituisce, a mio avviso, quella chiave per una “Nuova Architettura di Sicurezza”,  che  resterà introvabile  finché nessuno , né a Est, né ad Ovest, vorrà cercarla, mentre noi la stiamo indicando da ben 15 anni.

Ne posso parlare con coscienza di causa perché, contrariamente all’ attuale “establishment”, dell’Europa Centrale e Orientale, me ne sono sempre interessato, da molti decenni, impegnandomi per tante cause secolari che praticamente tutti  stanno scoprendo solo ora. Al tempo dei disordini studenteschi (‘68 e successivi), ero stato veramente uno dei pochi, o, meglio, l’unico, ad avere organizzato in Italia grandi manifestazioni di giovani contro ciascuna delle massime prevaricazioni del regime sovietico:

nel  1968, contro l’invasione di Praga;

-nel 1971, contro l’arresto a Danzica, dei sindacalisti del  Komitet Obrony Robotników  e, nel 1972, a Kiev, di Ivan Dziuba, (divenuto anni dopo  Ministro della Cultura), per il suo samizdat (in Ucraino)“Internacijonalizm czy Rusifikacija. In particolare, avevo affisso al portone dell’ Università di Torino un “Dazebao” in cui chiedevo (in tempi non sospetti) la liberazione  di Dziuba, arrestato per essersi occupato proprio del tema di oggi: “russità” e/o “ucrainità” dell’ Ucraina. Ne era seguita una rissa.

Quando noi facevamo quelle manifestazioni, nessuno si sognava neppure lontanamente di applaudirci, ché, anzi, eravamo stati ostacolati e minacciati, tanto dai partiti, quanto dalle istituzioni, quanto dai sedicenti “movimenti studenteschi”. Ricordo perfino che, avendo affisso uno striscione sul Palazzetto dello Sport chiedendo la liberazione della Cecoslovacchia durante una rappresentazione del Circo di Mosca, eravamo stati inseguiti con intenzioni minacciose dalla stessa polizia locale, oggi ovviamente impegnata nell’ assistenza agli Ucraini.

La verità è che l’attuale “establishment” non si è mai interessato dell’ Europa, bensì solo delle  sue obsolete ideologie, e, al massimo, dei rapporti fra le grandi potenze, in base ai quali i suoi membri  hanno orientato le loro carriere. E ciò ancor più ora, quando, con il suo appiattimento sulle posizioni americane, ha perso ogni residua legittimità ad esprimersi sul futuro del nostro Continente, o a pretendersi “europeista”.

Improvvisamente, quell’”establishment” e quelle persone (politici, giornalisti, intellettuali), che non volevano si protestasse contro eventi ben più inequivoci, adesso esigono un unanimismo “bulgaro”   circa le loro inutili lamentazioni sulle sorti di un’Ucraina che, allora, non sapevano neanche che cosa fosse.

Cito alcune frasi in Ucraino della sentenza contro Dziuba, praticamente simili, mutatis mutandis,  a quanto oggi l’ “establishment” divce di chi non si allinea con il “Pensiero Unico”: “L’”opera” di Dziuba ‘Internazionalismo o russificazione” è stata scritta  con un approccio non scientifico. Essa utilizza i classici del marxismo-leninismo, i documenti del Partito ed altre fonti, falsificandole e deformandole per sostenere la ‘concezione’ dell’ autore cherieccheggia le idee del nazionalismo borghese ucraino.’

Comunque, sempre con lo stesso risultato di allora: nessun miglioramento dell’insoddisfacente corso  degli avvenimenti, e solo l’avanzamento nella carriera  di quegl’interessati agitprop (sempre gli stessi sotto diverse bandiere)

Svolgiamo qui intanto alcune considerazioni, partendo da Dostojevskij, tirato in ballo inopinatamente dalla polemica fra l’Università “Bicocca” di Milano e lo scrittore Nori(autore del libro su Dostojevskij “Il cuore sanguina ancora”), per poi tornare a riproporre quella che era stata sempre la nostra posizione: l’Europa da Brest a Vladivostok, unica soluzione che eliminerebbe alla radice tutti i problemi, culturali, militari, economici e militari, che oggi ci tormentano, a Ovest come a Est.

Primavera di Praga

1.La battaglia intorno a  Dostojevskij

Ci associamo intanto all’articolo della coraggiosa Donatella di Cesare, che attaccava su “La Stampa” il conformismo russofobico imperante, citando giustamente Anna Netrebko, che, opponendosi al boicottaggio di Gergijev, ha scritto:«’Non è giusto costringere gli artisti ad esprimere pubblicamente le proprie opinioni politiche e a denunciare la propria terra d’origine’. Così chi ha la colpa di essere russo viene ovunque estromesso a priori da eventi artistici, organizzazioni sportive, tornei di calcio. Fifa e Uefa decretano l’espulsione della Russia, mentre il Comitato Olimpico esclude a priori cittadini russi e bielorussi, a meno che non si svestano dei loro panni di russi e bielorussi gareggiando come apolidi o neutrali. Ma la discriminazione si diffonde perfino nelle università e nelle accademie. Ricercatori che avevano scritto mesi fa articoli scientifici si vedono adesso rifiutare i propri contributi dalle riviste non con ragioni di merito, bensì per il semplice motivo di essere russi. Coinvolgere l’arte, lo sport, la scienza e la ricerca nella guerra non è una scelta saggia. Dovrebbe semmai essere l’esatto contrario: lasciare aperti proprio questi spazi al dialogo e alle prove di pace”. “Che chi è russo debba essere qui improvvisamente additato a nemico appare non solo inconcepibile, ma anche indegno di un Paese civile. È vero che i venti di guerra soffiano forti ormai anche per le nostre strade e nelle nostre piazze, e che c’è chi fa di tutto per accendere gli animi, ma forse occorrerebbe fermarsi prima di compiere gesti di cui pentirsi e vergognarsi”…. “Ha compiuto in tal senso un gesto più che discutibile Beppe Sala, primo cittadino di Milano, capitale dell’ospitalità, che ha portato Valerij Gergiev, sospetto di essere putiniano, a lasciare la direzione del Teatro alla Scala. Ma dirigere un’orchestra non è comandare una truppa militare. Questo significherebbe accettare solo gli artisti che, sotto intimidazione, abiurino pubblicamente”.

Il culmine di questa frenesia è la pretesa dell’autocritica. Bisogna dichiarare, non solo di essere contrari a questa guerra, bensì anche di essere contrari alla Russia (o almeno al suo Governo). Metodi cari al socialismo reale, di cui tutti accusano (poco logicamente) Putin, e alla cui realtà il “mainstream” europeo è in effetti molto più vicino. In generale, il “mainstream” occidentale è più l’erede dell’egemonia culturale marxista di quanto non lo siano i Paesi “sovranisti” dell’est (i quali sono semmai culturalmente gli eredi dei vecchi “dissidenti” come Florenskij, Gumilëv, Bahro, Amal’rik o Sol’zhenitsin). Era infatti il “socialismo reale” quello che credeva, come l’attuale “mainstream”, in una marcia trionfale del Progresso verso la Fine della Storia, pretendendo  che ogni evento fosse giudicato secondo questo metro, e deformando fatti e giudizi per farli coincidere con la “linea del partito”. Ora, quell’atteggiamento è stato “girato” semplicemente  nel senso che la “Fine della Storia” sarà costituita dalla Singularity Tecnologica, e che tutto ciò che serve a quello scopo (e in primis l’”Occidente”) va sottolineato ed esaltato, e tutto il resto va ostracizzato “senza se e senza ma”. Senza neppure documentarsi sui fatti, come fa il nostro “establishment”, che risponde oramai soltanto a riflessi pavloviani indotti da alcune lobby.L’iter provvidenziale verso la Singularity passa dunque, per gli attuali zhdanovisti, attraverso la “Missione dell’ Occidente”, la rivoluzione tecnologica, il mondo unipolare, i GAFAM, “lotta delle democrazie contro le autocrazie” e, soprattutto, l’ossequio allo Stato-guida americano.

I vecchi “dissidenti” e i “riformisti” dei Paesi comunisti, pur essendo diversissimi fra di loro, erano accomunati, nella loro diversità,  proprio dal rifiuto sostanziale di quella Modernità che accomunava sovietici e americani. Kadaré era un “nazionalcomunista” cultore dei miti ancestrali albanesi del Kanun e della Bessa; Sol’zhenitsin un nostalgico dell’ Impero Russo che teorizzava l’unità degli Slavi Orientali; Wałesa portava “la Madonna sul bavero della giacca”, ecc…E’ ovvio che i loro eredi intellettuali di oggi continuino a non apprezzare l’omologazione tecnocratica occidentale.

Di converso, le attuali paranoie piccolo-nazionaliste della Russia (e dell’ Ucraina) nascono proprio dalla pluridecennale repressione delle autentiche culture.

Sarebbe ora che si lasciasse “respirare con  i due polmoni dell’ Europa” un pensiero indipendente ed autentico, radicato nella nostra eredità culturale.

Ivan Dziuba, professore, patriota ucraino e ministro della cultura

2.”Filosofija Obśćego Diela”( “La Filosofia del Compito Comune”)

E’ paradossale che l’ideologia segreta dell’ attuale “mainstream” occidentale (il postumanesimo) prenda le mosse proprio da un ascetico e geniale bibliotecario di Mosca, Fëdorov, che, con la sua enorme personalità, era riuscito a trasformare, alla fine dell’ Ottocento, il suo modesto ufficietto in un cenacolo da cui passarono i massimi intellettuali russi del’ epoca: Dostojevskij, Tol’stoj, Berdiajev, Tsiolkovskij, Vernadskij…(i quali per altro sin gran parte si rivoltarono contro il suo insegnamento, ponendo le basi di quel “Pensiero Russo” che oggi sembrerebbe il nemico per eccellenza dell’ “Occidente”).

Secondo Fëdorov, l’Uomo doveva  innalzarsi dal suo stato di entità alle mercé di cieche forze naturali, e vittima di un’entropia dissolutrice, a quello di una realtà capace di controllare razionalmente i processi evolutivi e cosmici, al fine di risolvere definitivamente il problema della morte, che è alla radice di ogni male.

Nella concezione fedoroviana, la Natura è la nostra “nemica temporanea”, data la sua tendenza disgregatrice ed entropica; solamente una volta che avremo invertito il corso naturale che va dalla vita alla morte e reindirizzato tutto verso la “vita eterna”, essa diventerà la nostra “amica permanente”.

Se la Disintegrazione è infatti la regola universale, se la morte è il male più grande che affligge universalmente tutti gli uomini — un vero e proprio “crimine” che ha accompagnato l’uomo fin dalla sua comparsa — allora la Reintegrazione, la resurrezione dei morti, è il bene più alto e oggetto del compito umano. Ciò implica non solo raggiungere un’immortalità per coloro che nasceranno, ma ripristinare alla vita eterna tutte le persone che ci hanno preceduto, affinché possano condividere quel mondo perfezionato dalla ragione umana dove noi tutti vivremmo nella fraternità per sempre. La Resurrezione è la trasformazione dell’universo — dal caos verso il quale si sta muovendo — nel cosmo, in una grandezza di incorruttibilità e indistruttibilità.

Il Cristianesimo, secondo il filosofo russo, rimane l’unica religione “vivente ed attiva” che ha saputo trasformare fino in fondo il problema della vita e della morte in problema religioso, ma sarebbe sbagliato intendere la fede cristiana come una mera “commemorazione della vita” in quanto essa è anche, e soprattutto, “un compito di redenzione” che comprende  salvezza di tutto il cosmo.

Come nel “Primo Programma Sistemico dell’ idealismo tedesco”, la soluzione fedoroviana al problema della vita e della morte richiede l’unione delle due forme di ragione, teorica e pratica, e delle due classi, dotti e ignoranti.

Il “Compito Comune”, indicato dalla filosofia ‘supramoralista’ di Fiodorov, non farebbe altro che attuare ciò che Dio vuole da noi, ossia un progresso incessante delle conoscenze e un’applicazione continua delle stesse, in modo che l’uomo si avvicini in misura sempre maggiore alla perfezione divina.Fëdorov anticipava, tanto Teilhard de Chardin, quanto Ray Kurzweil.

Le Vie della Seta passano da Kiev

3. La “scienza della rianimazione”

L’uomo, grazie ai mezzi scientifico-tecnici, deve imparare non solo a migliorare se stesso, creando organi artificiali (protesi) adatti a nuovi ambienti ed estendendo ad infinitum la sua durata vitale, ma deve anche imparare a rianimare i suoi Antenati dalla polvere e dalle tracce che hanno lasciato. Tutta quanta l’attivitá scientifica dev’ essere dunque subordinata allo scopo finale di rintracciare gli atomi e molecole degli Antenati sparsi per il mondo, dato che “tutta la materia è la polvere degli Antenati”, per la loro ricostruzione in un nuovo glorioso corpo (come quelli degli estinti dinosauri che abbiamo visto rinascere miracolosamente in “Jurassic Park”.

E’ l’obiettivo perseguito implicitamente con le analisi dei reperti biologici in corso “a tappeto” da parte della scienza paleontologica, ed esplicitamente, dagli scienziati bolscevichi, con la mummificazione dei leader sovietici, con le ricerche sulla “quasi immortalità”, sulla criogenetica e sulla clonazione umana.

Fiodorov giunge a immaginare che, quando i discendenti dell’umanitá odierna, i ‘figli dell’uomo’, colonizzeranno tutto l’universo, trionferà la bellezza, tutto l’ordine cosmico diventerà così capolavoro artistico, prodotto adamantino e imperituro della creatività umana: l’estetica dell’astronautoica sovietica

La capacità di vivere in tutto l’Universo, consentendo alla razza umana di colonizzare tutti i mondi, ci darà il potere di unire  questi mondi  in un tutto artistico, in un’opera d’arte, della quale gli innumerevoli artisti, come nell’immagine del Creatore Uno e Trino, sarà l’intera razza umana, la totalità delle generazioni risorte e ricreate ispirate da Dio, dallo Spirito Santo, che non parleranno più attraverso certi individui, i profeti, ma agirà attraverso tutti i figli dell’uomo nella loro (supramorale) totalità etica o fraterna, attraverso i figli dell’uomo raggiungerà la perfezione (per Teilhard de Chardin, il “Punto Omega”; per Kurzweil, la “Singularity”).

I guerrieri “Yamnaya”
fra Russia e Ucraina

4.La leggenda del grande Inquisitore e il Racconto dell’ Anticristo

L’escatologia di Dostojevskij costituisce l’esatto opposto di quella del suo mentore, ed è questa la ragione per cui quest’autore può essere assunto come il lontano ispiratore della “Russia Sovrana”, e il nemico dell’ attuale “mainstream” occidentale. Il senso della Leggenda del Santo Inquisitore de “I Fratelli Karamazov” era stato  colto già da Rozanov, quando descriveva il viaggio dello scrittore  a Londra, in visita dell’esposizione universale del 1863. Nella folla raccolta a visitare i prodigi della scienza e dell’industrializzazione, egli riconosce …un quadro biblico, qualcosa della Babilonia, non so che profezia dell’Apocalisse che si va compiendo definitivamente” .

Secondo Dostojevskij, il socialismo ateo aveva trasformato il cristianesimo nei tre grandi miti di massa della società moderna: la moltiplicazione dell’avere, il valore eminente del fare e la sottomissione universale alla forza organizzativa del potere. Cristo aveva rifiutato l’invito di Satana a cambiare le pietre in pane rispondendogli che l’uomo non vive di solo pane. Ma le moltitudini affamate di beni da consumare non vorranno invece vivere soltanto per ciò che hanno o esigono di avere? L’uomo diventa così schiavo di ciò che possiede o di ciò che vuol possedere. Il secondo rifiuto di Cristo a Satana, che l’invita a gettarsi dal pinnacolo del Tempio per provare con un miracolo la propria divinità, significa la negazione che l’esorbitante potenza del fare sia la prova della grandezza dell’uomo. L’ultimo dono che il Tentatore offriva a Gesù nel deserto, tutti i regni della terra, viene sdegnosamente rifiutato.

L’interpretazione dell’omologazione modernistica come l’avvento dell’Anticristo sarà ripresa da Soloviov  nel Racconto dell’ Anticristo, una parabola ancor più esplicita del carattere ingannatore del mito del progresso universale, e della necessità dell’alleanza, contro di esso, di tutte le Chiese e religioni, ripreso dal “Ludus de Antichristo” di Ottone di Frisinga..

E’appunto a queste tendenze  di lungo periodo che si è riallacciato il Patriarca Kirill nelle sue recenti, contestatissime,  omelie, in cui ha ripreso il tema, classico nella cultura russa, della salvezza dell’ Europa per opera della Russia. Questo background è utile anche  per comprendere le passioni in gioco nella guerra di informazione in corso sulla guerra in Ucraina, che si sovrappone a due conflitti ben più globali e radicali, con cui non deve però essere confuso:

-quello fra la pressione globalizzatrice dell’ Occidente (“ogromnoje davlenije Zapada”), e la visione della Russia come Katèchon, ereditata dal Patriarca Filofej, autore dell’”Epistola sulla Terza Roma”, e ribadita, nei secoli,  da von Bader, da Dostojevskij, dai Neo-Eurasiatisti, e, da ultimo, dal Patriarca Kirill;

-quello fra gli antichi Imperi Eurasiatici (Cina, Russia, India, Iran, Pakistan), fautori di un Nuovo Ordine Mondiale multipolare, e la difesa a oltranza, da parte della NATO, di una sua pretesa superiorità -etica, esistenziale, economica, politica e militare-, contraddetta, però, tanto dai fatti, quanto dai numeri.

Ambo i conflitti debbono essere tenuti ben presenti nello studiare, valurtare e risolvere la guerra in corso. Invece, purtroppo,  a noi pare che le infinite forze che, in tutti i Continenti, si muovono contro il Post-umanesimo non riescano mai ad assurgere a un punto di vista più alto, in cui si comprendano veramente le cause di quanto accade, permettendo così l’elaborazione e la gestione di una strategia unitaria. Solo così questa battaglia potrebbe essere vinta.

Dopo la battaglia fra i Kievani
e i Polovesiani

4.L’Ucraina non è “Occidentale”

Le opposte propagande sono volte ad accreditare l’idea che l’Ucraina costituisca, come voleva già Brzezinskij, “la punta di diamante dell’ Occidente”contro la barbarie asiatica. In realtà, a mio avviso, l’Ucraina ha rappresentato in passato, e ancora rappresenta oggi, come dice il suo stesso nome, una terra di transizione fra Oriente e Occidente, e sarebbe un peccato se fosse costretta a scegliere, oggi, fra Russia e Occidente.

L’Ucraina ha condiviso con la valle del Don le prime civiltà indoeuropee; è stata il paese degli Sciti, dei Sarmati, dei Goti, dei Bulgari. dei Magiari, dei Khazari, dei Cumani, dei Peceneghi, dei Mongolo-Tartari, degli Ottomani, dei Cosacchi, dei Karaim e degli Askhenzaim. I Polacchi chiamavano l’Ucraina “Campi Selvaggi”, perché ivi cavalcavano senza freni i popoli nomadi delle steppe.

La stessa strenua resistenza dimostrata oggi contro l’Armata Russa dimostra il carattere guerresco degli Ucraini, non diverso in ciò da quello dei Russi, e non alieno dagli aspetti più severi dei costumi di guerra, dai poteri assoluti del Presidente, al divieto di tutti i partiti, all’ unificazione forzata delle reti televisive, agli omicidi dei “traditori”, alle deliberate eccezioni alla Convenzione di Ginevra, all’ uso di potenti milizie private fortemente ideologizzate. In realtà, il pericolo della cosiddetta “autocrazia” denunziato dalla retorica occidentale è un fenomeno universale, derivante dalla transizione digitale, dalla “guerra senza limiti” e dalla “Società del Controllo Totale”, che conferiscono ai Governi poteri sempre più estesi in qualunque ambito territoriale e geopolitico.

Comunque, nella narrazione ucraina, il Paese sarebbe l’erede culturale soprattutto dei selvaggi Cosacchi, il cui nome stesso è turco, e significa “cavalieri erranti”. Quindi, per definizione,ancora i popoli guerrieri e nomadi delle steppe, il cui prototipo è costituito dal Taras Bul’ba messo in scena del russo-ucraino  Gogol’. L’immagine più classica dell’antica Ucraina, quella che rappresenta i Cosacchi di Zaporozhe, che, incominciado a propendere per il Gran Principe di Mosca, scrivono collettivamente una provocatoria lettera di contumelie al Sultano, li rappresenta come un branco di selvaggi mongoli.

Tra parentesi, è grottesco come i nostri media i sforzino di minimizzare le caratteristiche “neonaziste” del battaglioni speciali dell’esercito ucraino, caratteristiche che sono evidenti a tutti, a partire dalla loro origine storica, per passare alla loro simbologia, e  finire alla storia dei loro collegamenti con vari eserciti occidentali, da quello austro-ungarico, passando da quello nazista, ed arrivare, alla fine, a quello americano. Nel Dopoguerra, i battaglioni speciali occidentali sono nati da organizzazioni politiche di “rivoluzionari di professione” filo-americani attivi su tutti i fronti delle guerre post-sovietiche (difesa del Parlamento di Vilnius, guerre ex Jugoslave, Cecenia), condividendo la parabola delle analoghe formazioni baltiche. Prima ancora, essi si riallacciavano all’ UPA e al tentativo di Rosenberg (stroncato da Hitler) di favorire la nascita di un’Ucraina indipendente alleata con la Germania. Prima ancora, i fondatori dell’ UPA erano stati legati alla Repubblica ucraina fondata da ufficiali austro-ungarici al comando dell’ “Atamano” Skoropadski.

La loro simbologia è altamente significativa a questo proposito: il loro emblema risulta dalla sovrapposizione della runa “Wolfsangel”, usata da varie divisioni di SS, al “Sole Nero” che troneggiava nella sala delle riunioni del Wewelsburg, la roccaforte delle SS. Se ci si chiede perché il Governo ucraino abbia inserito queste unità nell’esercito regolare, e non sia parco neppur oggi di riconoscimenti, né per il leader dell’ UPA Bandera, né per gli attuali comandanti del Battaglione Azov, la risposta è che, senza unità così motivate e determinate, non sarebbero stati possibili, né l’Euromaidan (un caso di scuola di insurrezione di piazza), né la riconquista e la attuale difesa di Mariupol, città fondamentale dal punto strategico e simbolico. D’altronde, anche quelle dei separatisti del Donbass sono milizie volontarie, che combattono nello stesso spirito.

Credo che non sia irrilevante, a questo proposito, ricordare che il Donbass è vicinissimo a Stalingrado: è la “Sacca del Don” dove sono morti tanti Italiani, proprio a Doneck, allora chiamata “Stalino”(per via delle acciaierie).E che il Battaglione Azov è stato fondato a Mariupol, dopo una prima occupazione dei separatisti. Certamente, nella memoria collettiva, tanto dei Russi, quanto degli Ucraini, questo ricordo è tutt’altro che irrilevante.

L’insieme di questa vicenda appare caratterizzato fin dalle origini da un uso abnorme della propaganda di guerra e della disinformazione, non solo da parte dei soggetti implicati direttamente nel conflitto, ma da parte di tutti. Non parliamo qui delle polemiche sulla strage di Bucha, che dimostrano, se non altro, l’assurdità di questa guerra, dove tutti possono essere tutto e il contrario di tutto: le vittime sono “ucraine” o “Russe”? Le hanno uccise i Russi, i Siberiani, gli Ucraini,, i “nazisti”? Ma situazioni di questo genere possono e debbono essere valutate adeguatamente solo da tribunali internazionali (che per lo più non ci riescono neppur essi), perché perfino le Nazioni Unite se ne stanno rivelando incapaci

Osserviamo solo un al fatto veramente imbarazzane: che tutti, nei filmati degli “Ucraini”, soprattutto quelli  più anti-russi, parlano fra di loro inRusso, e non ne fanno neppure mistero. Basti guardare la versione originale della serie televisiva “Sluga Narodu”, che ha come protagonista Zelenskij, e che ha costituito base delle sue fortune elettorali, dove l’unico a parlare , sempre in Russo, ma con accento ucraino, è un politico che viene ridicolizzato e isolato da tutti i membri del governo (fittizio) di Zelenskij. Si badi bene, non un accenno di accento ucraino, e neppure russo-meridionale, neanche una “G” o una “o” all posto di una “a” aspirata: purissimo Russo moscovita (tant’è vero che Zelenskii era stato scambiato per un “filo-russo”.Anche il doppiaggio in Italiano  ha suscitato corrispondenti critiche.Ma ciò che è più impressionante che, anche  sul sito del famigerato “Battaglione Azov” ,  i colloqui sono anche qui in purissimo Russo, in particolare quelli che mostrano l’addestramento dal vivo dei miliziani. Hanno un accento più “meridionale” i comandanti dei separatisti. Dal che si evince con tutta evidenza che non siamo in presenza, come si dice in Occidente, di uno scontro fra opposti nazionalismi (o patriottismi), bensì di una guerra civile inter-russa per procura, fra “eurasiatisti” e ”atlantisti”, che procede dal 2008, ma ha le sue radici ben prima. Cosa che non stupirebbe nessuno, dopo le rivolte cosacche, gli scontri fra Bianchi e Rossi, le Repubblichette rivoluzionarie, l’Holodomor, la guerra partigiana e i “Fratelli della Foresta”. Tra l’altro, come riuscire a comunicare, fra tanti “volontari” e “mercenari”, in una lingua così sconosciuta come l’Ucraino? Nello stesso modo che nell’Assedio di Vienna, i soldati di Sobieski avevano dovuto, per distinguersi dai Turchi, usare bracciali colorati, così accade oggi in Ucraina fra i bracciali azzurri e gialli degli Ucraini e quelli bianchi dei Russi.

Se scadente è la qualità delle messe in scena ucraine, altrettanto  non convincenti i propagandisti russi. Come si farebbe, anche potendo e volendo, a “denazificare”, e perfino a “de-ucrainizzare”l’ Ucraina?Qui non siamo nel 1945, non ci sono i “Tedeschi” da “convertire”. Russi e Ucraini si confondono veramente, come si confondono fra loro un po’ tutti i popoli d’ Europa, che sono un continuum di civiltà, di culture, di lingue, dialetti, paesaggi, idee, da Gibilterra alla Čukotka, già feudo di Abramović. Anche nel rapporto della politica ufficiale verso la Russia vi è una transizione impercettibile, con l’”establishment” occidentale sempre più ostile, proprio mentre Ungheria e Serbia  confermano a schiacciante maggioranza i loro leaders pro-russi.

L’“internazionalità” della guerra è per altro comprensibile a causa dell’inaudita posta in gioco, che coinvolge da un lato, la sopravvivenza stessa dei Paesi belligeranti, ma, dall’ altra, anche l’intera struttura ideologica ed economica degli equilibri mondiali.

Colin Powel mostra alle Nazioni Unite una fiala di finta arma batteriologica

4.L’Ucraina, centro dell’Europa sulla Via della Seta.

Per tutti questi motivi, non avrebbe senso, né che l’Ucraina venisse annessa, totalmente o parzialmente, alla Russia, né che divenisse un membro ordinario della UE, né, infine,  che le fosse semplicemente attribuito uno “status” di neutralità. La sua forza deriva proprio dall’essere essa un elemento di equilibrio fra Est e Ovest, con eccezionali rapporti con l’Europa, la Cina e, soprattutto, la Turchia, che infatti è stata ben lieta di ospitare le trattative addirittura nel palazzo imperiale ottomano di Dolmabahce. Ricordiamoci, infatti, che buona parte dell’Ucraina era appartenuta, fino al 1700, direttamente o indirettamente, all’ Impero Ottomano, e Maidan è una parola persiana (mediata dal Turco e dal Tataro di Crimea).

Durante il colloquio annuale fra Cina e Ue tenutosi un paio di giorni fa a Bruxelles, la Cina ha affermato di stare lavorando per la pace in Ucraina, “ma a modo suo”. Prima dell’inizio della guerra, Wang Yi aveva già affermato che il ruolo dell’Ucraina era quello di costituire un ponte fra Est ed Ovest.

Questa tesi era quella che avevamo già sostenuto nel Quaderno n. 3 dei nostri Quaderni di Azione Europeista, che stiamo per ripubblicare come Quaderno 1-2022, con qualche correzione della tempistica, giacché esso appare ancor oggi attualissimo.

Infatti, indipendentemente dall’ esito del conflitto russo-ucraino, sta procedendo il progetto della Via della Seta, che non è solo cinese. Tra l’altro, sono stati terminati, o in via di completamento, i ponti di Pamukkale, sull’ Ellesponto/Dardanelli) e di Pelješac (fra la Dalmazia e Dubrovnik), e il tunnel sotto il Bosforo.

L’integrazione dell’ Eurasia procede,dunque,  nonostante tuti i “decoupling” (e gli embargo e le sanzioni con cui li si mettono in pratica).Dopo il recente incontro con i vertici UE, il Presidente Xi  ha affermato che la Cina and  l’Unione Europea  devono respingere la rinascita della “mentalità dei blocchi e della Guerra Fredda”. Perciò, la Cina accoglie con calore gl’investimenti europei  e vorrebbe esplorare una accresciuta complementarietà fra questo suo atteggiamento aperto e un’ autonomia strategica aperta, come si addice a “due grandi civiltà”.Peccato che, fra embarghi e sanzioni, alle imprese europee non lasciamo più fare commercio estero.

Quanto all’ Ucraina, Xi ha citato: l’urgenza che tutte le parti favoriscano le  trattative, anziché boicottarle; lavorare concretamente contro l’aggravarsi dell’ emergenza umanitaria; ricercare, con il supporto della Cina, un quadro di sicurezza europea equilibrato, efficace e sostenibile e completo.

A nostro avviso, tale “quadro equilibrato” potrà essere raggiunto solo se l’”Europa  da Brest a Vladivostok” diverrà, come la Cina, uno Stato-Civiltà, con una sua chiara e distinta identità, un suo Governo autorevole ed efficace, un suo esercito autonomo, quale reso possibile già dall’ attuale elevatissimo livello di spesa militare, se del caso ulteriormente rafforzato nelle direzioni di una comune cultura militare, della messa in comune delle armi nucleari e spaziali e della digitalizzazione a tappeto.

Oltre a ciò, l’ Europa e la Cina dovrebbero farsi portatori, a livello mondiale, di serie trattative per un’Organizzazione Mondiale di Difesa del Principio di Precauzione, che assorba AIEA, UNESCO, OMS e Agenzia per la lotta contro le armi chimiche e biologiche, che sostituisca gli obsoleti trattati in campo missilistico, per stabilire un controllo a tappeto sulle nuove tecnologie per impedire il superamento degli uomini da parte dei robot, lo scatenamento a sorpresa di guerre totali, la diffusione di propaganda di guerra, la gestione politica delle epidemie, la dipendenza dal web, ecc…